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Joe Strummer : The Future Is Unwritten
Joe Strummer : The Future Is Unwritten, Irlande, Royaume-Uni, 2007
Critique
Avertissement: Fans obtus du Clash, passez votre chemin et (re)tournez plutôt votre regard sur le brillant “Westway to the world” de Don Letts pour un survol complet et analytique de la carrière du groupe.
Quand aux amoureux transit et obtus du charismatique chanteur / poète / rebelle en quête d’une hagiographie en règle de leur idole, ils seraient bien inspirés d’en faire de même, tant il apparaît rapidement que le sujet ne sortira pas nécessairement grandi de l’affaire.
Au coin d’un feu de camp, les amis se succèdent pour dépeindre l’homme instable, la quête perpétuelle, l’ego ravageur, l’enfance formatrice dans le refus des attaches (la pension avec sa visite parentale annuelle), et éclairer d’un jour nouveau l’apres-Clash et les années d’errances.
Et Julian Temple d’épouser stylistiquement son sujet Stevensonnien, voguant de docteur John Mellor (père attentif, chanteur voulant être écouté, fuyant maladivement l’autorité...) a Mister Joe Strummer (ami volage, chanteur voulant être entendu, s’en remettant constamment a un manager manipulateur...)en soulignant les propos d’images d’archive mais aussi d’extrait de films (“1984”, “La ferme des animaux”...) créant un portrait en forme de tonique patchwork.
On pourra bien sur toujours regretter certains choix et facilités(impasse sur certains films, quelques images déjà vues mille fois, Bono convoqué pour l’habituel “sans lui, je ne serais pas la” déjà servi dans le “I’m your man” sur Cohen et le “End of the century” sur les Ramones...),mais il n’empêche que la voix de Strummer, fil rouge tiré d’heures a faire le DJ vers la fin de sa vie, a tôt fait de re-hypnotiser le spectateur et que les minutes passées a l'entendre présenter affectueusement Nina Simone ou Woody Guthrie, revelant goûts éclectiques et influences surprenante, s'avérent autrement plus effectives que les lauriers tressés par 2 Chili peppers.
Touchant a plus d’un titre de par ses images (Strummer perdant pied en studio) ou ses anecdotes (le chanteur fondant en larmes en voyant un “Rock the Casbah” griffonné sur une bombe U.S. en partance pour l’Irak), ce documentaire s’avère donc une émouvante étude d’un caractère retors, un portrait croisé d’un personnage qu'aucun ne pense avoir réellement connu et dont le sujet, ni glorifié ni bêtement béatifié, sort humanisé a force d’erreurs, de doutes et d’une évidente fragilité.
Quand aux amoureux transit et obtus du charismatique chanteur / poète / rebelle en quête d’une hagiographie en règle de leur idole, ils seraient bien inspirés d’en faire de même, tant il apparaît rapidement que le sujet ne sortira pas nécessairement grandi de l’affaire.
Au coin d’un feu de camp, les amis se succèdent pour dépeindre l’homme instable, la quête perpétuelle, l’ego ravageur, l’enfance formatrice dans le refus des attaches (la pension avec sa visite parentale annuelle), et éclairer d’un jour nouveau l’apres-Clash et les années d’errances.
Et Julian Temple d’épouser stylistiquement son sujet Stevensonnien, voguant de docteur John Mellor (père attentif, chanteur voulant être écouté, fuyant maladivement l’autorité...) a Mister Joe Strummer (ami volage, chanteur voulant être entendu, s’en remettant constamment a un manager manipulateur...)en soulignant les propos d’images d’archive mais aussi d’extrait de films (“1984”, “La ferme des animaux”...) créant un portrait en forme de tonique patchwork.
On pourra bien sur toujours regretter certains choix et facilités(impasse sur certains films, quelques images déjà vues mille fois, Bono convoqué pour l’habituel “sans lui, je ne serais pas la” déjà servi dans le “I’m your man” sur Cohen et le “End of the century” sur les Ramones...),mais il n’empêche que la voix de Strummer, fil rouge tiré d’heures a faire le DJ vers la fin de sa vie, a tôt fait de re-hypnotiser le spectateur et que les minutes passées a l'entendre présenter affectueusement Nina Simone ou Woody Guthrie, revelant goûts éclectiques et influences surprenante, s'avérent autrement plus effectives que les lauriers tressés par 2 Chili peppers.
Touchant a plus d’un titre de par ses images (Strummer perdant pied en studio) ou ses anecdotes (le chanteur fondant en larmes en voyant un “Rock the Casbah” griffonné sur une bombe U.S. en partance pour l’Irak), ce documentaire s’avère donc une émouvante étude d’un caractère retors, un portrait croisé d’un personnage qu'aucun ne pense avoir réellement connu et dont le sujet, ni glorifié ni bêtement béatifié, sort humanisé a force d’erreurs, de doutes et d’une évidente fragilité.
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