Une affaire de goût
Une affaire de goût- PAYS :France
- ANNÉE DE PRODUCTION :2000
- DATE DE SORTIE :26 avril 2000
- GENRE :Drame, Thriller
- DURÉE :90 MIN
- REALISATEUR : Bernard Rapp
- ACTEURS :Bernard Giraudeau, Jean-Pierre Lorit, Florence Thomassin, Charles Berling, Jean-Pierre Léaud
- Format de tournage : 35 mm
- Couleur
- d'après le livre de Philippe Balland
Après un « tiré à part » passé plutôt inaperçu, Bernard Rapp crée l’événement avec cette affaire de goût adaptée d’un roman de Philippe Balland et réalisée en 1999. Primé au festival du film policier de Cognac, le film de l’ancien journaliste est un exemple peu fréquent de vrai film noir français suffoquant qui renoue avec les traditions d’un Clouzot. La mise en scène, subtile, reste des plus classique tout en se mettant au service de la plongée dans la panique de son personnage principal, être naïf cédant à la folie des grandeurs, manipulé par un Bernard Giraudeau réellement dérangeant.
Construit sur une double narration (comme Citizen Kane !?!), le film vire au véritable film de genre à mesure qu’il étend sa critique du « tout pour l’argent ». Une critique parfaitement mise en valeur par des cadres de plus en plus anxiogènes et aussi par le personnage interprété par la géniale Florence Thomassin (déjà vue dans Elisa ou Le Cœur des Hommes), post-hippie peut-être en manque d’utopie mais en tout cas pas de conviction devant la manipulation que subit sa moitié.
Loin d’un clichetonneux « l’argent ne fait pas le bonheur », Rapp préfère signifier l’ennui. Car c’est lorsque l’on a tout que l’on s’ennuie et c’est lorsque l’on s’ennuie que l’on fait n’importe quoi, comme par exemple jouer à la manipulation destructrice. L’idée a certes été traitée maintes et maintes fois au cinéma. Emphatique et démonstratif chez Stone et son Wall Street, spectaculaire et léché chez Fincher avec The Game ou Fight Club ou même horrifique chez Eli Roth avec Hostel (surtout le deuxième), le traitement du thème se fait ici avec une sorte de pudeur servant une politique du non-dit et une sensation d’enfermement exponentielle qui colle parfaitement au métrage, une façon de faire forcément moins spectaculaire que nos amis américains mais pas forcément moins évocatrice, la preuve avec le final du film ancré dans un cinéma de genre presque classique et néanmoins diablement efficace.
Une affaire de goût, c’est enfin l’opportunité de découvrir Jean-Pierre Lorit, acteur candide dégageant une fraîcheur et une naïveté exacerbée parfaite pour le rôle. Doté en plus d’une distribution généreuse (Charles Berling et Jean-Pierre Léaud en second rôle), la deuxième réalisation de Bernard Rapp est une angoissante, étouffante, oppressante... mais agréable surprise au vu du cinéma de genre français.
Construit sur une double narration (comme Citizen Kane !?!), le film vire au véritable film de genre à mesure qu’il étend sa critique du « tout pour l’argent ». Une critique parfaitement mise en valeur par des cadres de plus en plus anxiogènes et aussi par le personnage interprété par la géniale Florence Thomassin (déjà vue dans Elisa ou Le Cœur des Hommes), post-hippie peut-être en manque d’utopie mais en tout cas pas de conviction devant la manipulation que subit sa moitié.
Loin d’un clichetonneux « l’argent ne fait pas le bonheur », Rapp préfère signifier l’ennui. Car c’est lorsque l’on a tout que l’on s’ennuie et c’est lorsque l’on s’ennuie que l’on fait n’importe quoi, comme par exemple jouer à la manipulation destructrice. L’idée a certes été traitée maintes et maintes fois au cinéma. Emphatique et démonstratif chez Stone et son Wall Street, spectaculaire et léché chez Fincher avec The Game ou Fight Club ou même horrifique chez Eli Roth avec Hostel (surtout le deuxième), le traitement du thème se fait ici avec une sorte de pudeur servant une politique du non-dit et une sensation d’enfermement exponentielle qui colle parfaitement au métrage, une façon de faire forcément moins spectaculaire que nos amis américains mais pas forcément moins évocatrice, la preuve avec le final du film ancré dans un cinéma de genre presque classique et néanmoins diablement efficace.
Une affaire de goût, c’est enfin l’opportunité de découvrir Jean-Pierre Lorit, acteur candide dégageant une fraîcheur et une naïveté exacerbée parfaite pour le rôle. Doté en plus d’une distribution généreuse (Charles Berling et Jean-Pierre Léaud en second rôle), la deuxième réalisation de Bernard Rapp est une angoissante, étouffante, oppressante... mais agréable surprise au vu du cinéma de genre français.
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Laurent Pécha :
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LA COMMUNAUTE
CLIQUEZ ICI POUR REAGIR!18/06/2007 20:18 par La RédactionUne affaire de goutVous pouvez discuter ici du film Une affaire de gout.
Cliquez ici pour voir la page complète : http://www.ecranlarge.com/movies-details-9296.php
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