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Critique
Articulé autour d'une longue et intense séquence de chantage à la baise (partant du principe selon lequel s'il accepte de signer des aveux en bonne et due forme, un détenu aura le droit de boucaner sa bourgeoise), "Les Aveux les plus doux" porte les stigmates de l'adaptation de pièce de théâtre : l'exercice du huis clos et les dialogues ultra précis nécessitaient au film d'imposer un trio d'acteurs hors pair pour garder l'intérêt du spectateur en éveil pendant toute sa durée.
Et force est de constater que le contrat est pleinement rempli : Philippe Noiret et Roger Hanin excellent dans le registre des enfants de salauds (Navarro incarne un flicaillon violent et particulièrement antipathique tandis que le gros Noiret compose un personnage pathétique et borderline), et Marc Porel, habitué des productions italiennes des années 70 (le bonhomme a tout de même tourné dans "La longue Nuit de l'exorcisme" de Lucio Fulci ou dans "Live like a cop, Die like a man" de Ruggero Deodato), assure grave, tout de rage contenue, comme à son habitude. Côté féminin, on a du mal à reconnaître Caroline Cellier tant cette dernière était jolie en 1971 : on est loin de la vieille baderne imbibée d'alcool qu'elle est devenue aujourd'hui.
L'autre grosse surprise du film vient du fait que le métrage a été réalisé par Edouard Molinaro, que l'on connaissait plutôt habitué de la comédie (l'excellent "Oscar", ou encore "Hibernatus" ou "L'emmerdeur"). Formidable technicien, doté d'une caméra très mobile et inventive, il parvient à faire passer le huis clos comme une lettre à la poste, sans que le spectateur s'ennuie un seul instant. Au final, "Les Aveux les plus doux" s'avère donc une assez belle -et inattendue- réussite.
Et force est de constater que le contrat est pleinement rempli : Philippe Noiret et Roger Hanin excellent dans le registre des enfants de salauds (Navarro incarne un flicaillon violent et particulièrement antipathique tandis que le gros Noiret compose un personnage pathétique et borderline), et Marc Porel, habitué des productions italiennes des années 70 (le bonhomme a tout de même tourné dans "La longue Nuit de l'exorcisme" de Lucio Fulci ou dans "Live like a cop, Die like a man" de Ruggero Deodato), assure grave, tout de rage contenue, comme à son habitude. Côté féminin, on a du mal à reconnaître Caroline Cellier tant cette dernière était jolie en 1971 : on est loin de la vieille baderne imbibée d'alcool qu'elle est devenue aujourd'hui.
L'autre grosse surprise du film vient du fait que le métrage a été réalisé par Edouard Molinaro, que l'on connaissait plutôt habitué de la comédie (l'excellent "Oscar", ou encore "Hibernatus" ou "L'emmerdeur"). Formidable technicien, doté d'une caméra très mobile et inventive, il parvient à faire passer le huis clos comme une lettre à la poste, sans que le spectateur s'ennuie un seul instant. Au final, "Les Aveux les plus doux" s'avère donc une assez belle -et inattendue- réussite.


