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Critique
Chronique de camés new-yorkais qui reçu la Palme d'Or en 1973, "Panique à Needle Park" vaut surtout pour la prestation d'Al Pacino, celle qui l'a révélé avant même "Le Parrain" de Francis Ford Coppola. Jerry Schatzberg y décrit la vie de laissés-pour-compte, faite de larcins pour se payer sa dose et de squattage dans la rue ou dans des appartements en attendant la prochaine. On observe ainsi tout un petit groupe soudé autour de ce commerce de la drogue à Needle Park.
La seule chose qui casse cette routine morbide est la rencontre d'Helen, une jeune fille pas mieux lotie, mais qui va apporter un rayon de soleil dans la vie du turbulent Bobby. Comme dans un cercle vicieux il finira par l'entraîner dans ses combines et dans son addiction. La panique du titre est ainsi autant le manque de produit que le manque d'amour, le désespoir quotidien qui étouffe.
"Panique à Needle Park" est un film qui a un peu vieilli. D'un rendu réaliste brut, sans aucune utilisation de musique, il souffre avant tout d'une structure narrative un peu trop lâche étalée sur deux heures sans enjeux dramatiques forts autres que l'observation quasi-naturaliste de ses protagonistes junkies et de son couple maudit. C'est à la fois son atout et sa limite. On y voit les rituels de l'utilisation et de la commercialisation de la drogue, ce qui a dû marquer le spectateur de l'époque. Schatzberg fait passer à travers l'histoire d'amour un constat amer et pessimiste, même s'il permet à ses personnages de ne pas finir sur une note trop noire.
La seule chose qui casse cette routine morbide est la rencontre d'Helen, une jeune fille pas mieux lotie, mais qui va apporter un rayon de soleil dans la vie du turbulent Bobby. Comme dans un cercle vicieux il finira par l'entraîner dans ses combines et dans son addiction. La panique du titre est ainsi autant le manque de produit que le manque d'amour, le désespoir quotidien qui étouffe.
"Panique à Needle Park" est un film qui a un peu vieilli. D'un rendu réaliste brut, sans aucune utilisation de musique, il souffre avant tout d'une structure narrative un peu trop lâche étalée sur deux heures sans enjeux dramatiques forts autres que l'observation quasi-naturaliste de ses protagonistes junkies et de son couple maudit. C'est à la fois son atout et sa limite. On y voit les rituels de l'utilisation et de la commercialisation de la drogue, ce qui a dû marquer le spectateur de l'époque. Schatzberg fait passer à travers l'histoire d'amour un constat amer et pessimiste, même s'il permet à ses personnages de ne pas finir sur une note trop noire.


