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Critique
Cinéaste méconnu du grand public, Jerry Schatzberg a pourtant signé quelques uns des grands chefs-d'oeuvres des années 70, avec des films comme "Portrait d'une femme déchue" ou encore "L'Epouvantail".
Son second film "Panique à needle park", présenté au festival de cannes de 1973, remporte la palme d'or, révélant un tout jeune acteur à peine connu, qui deviendra une immense star un an plus tard, grâce à la saga de Francis Ford Coppola. C'est d'ailleurs en montrant ce film aux producteurs du parrain qui trouvaient Al Pacino trop "italien", que celui-ci finit par les convaincre d'engager le jeune prodige.
L'histoire se déroule dans un quartier chaud de New York que les habitants ont surnommé "Needle Park", en référence aux seringues qui le parsèment. Helen, une jeune femme perdue, fait la connaissance de Bobby, un junkie qui va peu à peu l'initier à la drogue sans pour autant vouloir lui faire du mal. Bien au contraire, ce couple improbable s'aime, maladroitement et dangereusement certes, mais il s'aime aveuglément, sans trop savoir pourquoi, tant leur influence est néfaste à l'un comme à l'autre. Schatzberg filme au rasoir, au plus près de la réalité, n'hésitant pas à montrer des scènes de piqûre et surtout la déchéance humaine. Son talent de photographe est ici clairement dévoilé. Aucune musique, aucune fioriture, aucun artifice.
En voyant "Panique à Needle Park", on pense immanquablement au chef-d'oeuvre d'Aronofski, "Requiem for a dream" qui en emprunte la même réalité froide.
Un film coup de poing, qui restera longtemps une référence pour beaucoup de jeunes cinéastes.
Son second film "Panique à needle park", présenté au festival de cannes de 1973, remporte la palme d'or, révélant un tout jeune acteur à peine connu, qui deviendra une immense star un an plus tard, grâce à la saga de Francis Ford Coppola. C'est d'ailleurs en montrant ce film aux producteurs du parrain qui trouvaient Al Pacino trop "italien", que celui-ci finit par les convaincre d'engager le jeune prodige.
L'histoire se déroule dans un quartier chaud de New York que les habitants ont surnommé "Needle Park", en référence aux seringues qui le parsèment. Helen, une jeune femme perdue, fait la connaissance de Bobby, un junkie qui va peu à peu l'initier à la drogue sans pour autant vouloir lui faire du mal. Bien au contraire, ce couple improbable s'aime, maladroitement et dangereusement certes, mais il s'aime aveuglément, sans trop savoir pourquoi, tant leur influence est néfaste à l'un comme à l'autre. Schatzberg filme au rasoir, au plus près de la réalité, n'hésitant pas à montrer des scènes de piqûre et surtout la déchéance humaine. Son talent de photographe est ici clairement dévoilé. Aucune musique, aucune fioriture, aucun artifice.
En voyant "Panique à Needle Park", on pense immanquablement au chef-d'oeuvre d'Aronofski, "Requiem for a dream" qui en emprunte la même réalité froide.
Un film coup de poing, qui restera longtemps une référence pour beaucoup de jeunes cinéastes.
