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Critique
Deux films a peine au compteur et Rob Zombie a déjà posé les bases d’un univers ou le glauque et la perversion, peints à la truelle a coup de couleurs délavées ou criardes et de bande-son péchue, sont rois. Le style bien particulier, séparant par le milieu défenseurs ardents et détracteurs acharnés, a au moins le mérite de ne pas donner dans la demie mesure et de ne pas laisser insensible.
Bonne nouvelle pour les fans (et mauvaise pour les autres), la Zombie’s Touch n’est pas soluble dans l’esprit Weinstein et compromis et mainmises dont se plaignent souvent ceux ayant œuvrés pour les ex-Miramax ne semblent pas avoir eu prise sur le rockeur réalisateur : les coups promis pleuvent et, du langage constamment fleuri au sordide ambiant baignant les 100 minutes de projection, le film ressemble littéralement a un cauchemar de censeur.
Les esprits chagrins pourront toujours dire, a raison, que le remake ne s’imposait pas et, a tord, boycotter le film.
S’appropriant une commande de main de maître, le réalisateur a crée une œuvre hybride entre prequel (débutant au matin du premier Halloween meurtrier, le film peut survoler le dysfonctionnel noyau familial) et le remake (le face a face musclé concentré sur l’heure finale).
Doté d’un casting inspiré (de McDowell a Danny « machete » Trejo, via Brad « Chucky » Dourif et le toujours glacial Udo Kier, c’est un véritable bestiaire du fantastique moderne), le film n’oublie pas de multiplier les clins d’œil aux fans de la série (s’ouvrant sur une citation très sérieuse du Docteur Loomis) et de donner dans la madeleine Proustienne auditive des les premiers accords de l’inoubliable thème original.
Maîtrisé de la première à la dernière image, criblé de plans superbes dans leur construction et d’un impressionnant travail sur le son, le film s’avère d’une fraîche noirceur en ces temps d’horreur aseptisée ou les films se suivent et se ressemblent.
Apport excessivement cru(el) et formellement cohérent a la filmographie Zombiesque, une œuvre a la fois éprouvante et bienvenue.
Bonne nouvelle pour les fans (et mauvaise pour les autres), la Zombie’s Touch n’est pas soluble dans l’esprit Weinstein et compromis et mainmises dont se plaignent souvent ceux ayant œuvrés pour les ex-Miramax ne semblent pas avoir eu prise sur le rockeur réalisateur : les coups promis pleuvent et, du langage constamment fleuri au sordide ambiant baignant les 100 minutes de projection, le film ressemble littéralement a un cauchemar de censeur.
Les esprits chagrins pourront toujours dire, a raison, que le remake ne s’imposait pas et, a tord, boycotter le film.
S’appropriant une commande de main de maître, le réalisateur a crée une œuvre hybride entre prequel (débutant au matin du premier Halloween meurtrier, le film peut survoler le dysfonctionnel noyau familial) et le remake (le face a face musclé concentré sur l’heure finale).
Doté d’un casting inspiré (de McDowell a Danny « machete » Trejo, via Brad « Chucky » Dourif et le toujours glacial Udo Kier, c’est un véritable bestiaire du fantastique moderne), le film n’oublie pas de multiplier les clins d’œil aux fans de la série (s’ouvrant sur une citation très sérieuse du Docteur Loomis) et de donner dans la madeleine Proustienne auditive des les premiers accords de l’inoubliable thème original.
Maîtrisé de la première à la dernière image, criblé de plans superbes dans leur construction et d’un impressionnant travail sur le son, le film s’avère d’une fraîche noirceur en ces temps d’horreur aseptisée ou les films se suivent et se ressemblent.
Apport excessivement cru(el) et formellement cohérent a la filmographie Zombiesque, une œuvre a la fois éprouvante et bienvenue.

