Bright star

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06 jan. 2010 Par Sandy Gillet Star Rating 8

Une touche de romantisme et de poésie dans un monde de brutes. Voici une phrase quelque peu délétère et « coquille vide » qui sied pourtant par l'absurde au nouveau film de Jane Campion. Bright star assume en effet de la manière la plus naturelle qui soit (entendre par là sans complaisance mais aussi sans timidité) son credo de film au romantisme exacerbé pour jeunes filles en fleur... C'est dire !  

Filmé, monté et interprété « à la manière de » La leçon de piano, Palme d'or à Cannes en 1993 (Jane Campion est d'ailleurs encore ce jour la seule femme lauréate de la distinction), Bright star affirme toutefois sa différence (et sa maturité ?) dans les dialogues qui renforcent les non-dits et les regards là où La leçon de piano jouait uniquement du silence et de la grammaire musicale de chaque plans. On est toutefois en terrain familier puisque l'enveloppe (charnelle !) reste ultra classique : il y est en effet question d'un amour impossible entre John Keats, dernier des grands poètes romantiques anglais, et sa voisine Fanny Brawne, dans le Londres du début du 19ème siècle.

Par classique on entend plans et cadres stylisés à l'extrême tout droit sortis de ces tableaux anglais, période dite académique. Point d'académisme pour autant ici, tout juste pourrait-on reprocher au film sa prévisibilité pouvant plonger certains spectateurs dans l'ennui le plus mortel. La cinéaste néo zélandaise n'arrive pas non plus à véritablement « montrer » la poésie alors qu'il s'agit pourtant, dixit Campion herself, de la motivation initiale du projet.  

Il n'empêche qu'à l'instar de son actrice australienne Abbie Cornish qui déclame en plein milieu du film que plus jamais elle ne se moquerait des personnes amoureuses, on a aucun mal à croire à cette histoire d'amour au souffle épique et terriblement enivrant. On en ressort un peu sur le flanc avec l'envie de relire Les Hauts de Hurlevent d'Emily Brontë.



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Julien Foussereau :

Star Rating 8
Par la beauté de sa mise en scène et sa photographie somptueuse, Jane Campion redonne aux clichés du drame romantique leur sensualité et leur pureté. Elle signe là son meilleur film depuis La Leçon de piano.

Sandy Gillet :

Star Rating 8

Stéphane Argentin :

Star Rating 6


Calamity16/01/2011 21:19 par Calamity

Ah, je vois qu’on cherche à avoir le dernier mot… J’ajouterai donc, pour conclure (je ne suis pas fanatique d’insectophilie), que le propos du film est avant tout la rencontre entre deux êtres, et pas la création littéraire qui est une annexe (c’est Keats mais ça pourrait être un agriculteur, ça [...] LIRE LA SUITE
FinnegansWake16/01/2011 17:09 par FinnegansWake

Oui mais si c’est juste une histoire d’amour “en costumes” le film ne tient pas longtemps la comparaison avec des oeuvres comme Chambre avec vue ou Le Temps de l’innocence (pour parler de films récents). Il n’empêche que j’aime bien le film, mais je le trouve trop classique et froid. LIRE LA SUITE
Tristana16/01/2011 17:02 par Tristana

Ah, je vois qu’on cherche à avoir le dernier mot… J’ajouterai donc, pour conclure (je ne suis pas fanatique d’insectophilie), que le propos du film est avant tout la rencontre entre deux êtres, et pas la création littéraire qui est une annexe (c’est Keats mais ça pourrait être un agriculteur, ça [...] LIRE LA SUITE

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