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Critique
Décidément le cinéma de genre espagnol connaît une période faste et ne cesse de nous faire découvrir des nouveaux talents, avec cette fois Juan Antonio Bayona qui signe un premier film qui mêle habilement drame et fantastique.
La réussite de L'Orphelinat tient dans un scénario parfaitement équilibré et dans la maîtrise de son jeune réalisateur. Aucun genre ne vient phagocyter l'autre et le réalisateur parvient ainsi à lier harmonieusement l'histoire de cette mère à la recherche de son fils disparu et l'ambiance angoissante du film de fantôme, dans un décor unique inquiétant. A ce titre, Bayona a recours à une mise en scène à l'ancienne, loin des effets faciles. Si l'on a droit à quelques sursauts bien amenés, il construit surtout des scènes de pétoche sur la longueur en utilisant de longs plans fluides pour mieux nous immerger dans l'ambiance froide de cet orphelinat. On est ainsi pas près d'oublier la scène de la médium.
Mais L'Orphelinat fonctionne aussi comme un véritable drame humain, sur l'amour sans limite d'une mère pour sa progéniture dont elle n'accepte pas la disparition subite. La performance de Belén Rueda joue pour beaucoup dans notre identification à ce personnage triste et fort et dans la réussite émotionnelle du film qui culmine dans son émouvant final. On pourra certes trouver à l'ensemble un aspect un peu prévisible dans la mouvance de ces cousins espagnols, mais la qualité d'écriture et de mise en scène est telle qu'on ne lui en tient pas rigueur.
Au final, un bien beau film touchant et frissonnant qui n'a pas volé son prix à Gérardmer et lance joliment la carrière d'un nouvel espoir du cinéma ibérique.
La réussite de L'Orphelinat tient dans un scénario parfaitement équilibré et dans la maîtrise de son jeune réalisateur. Aucun genre ne vient phagocyter l'autre et le réalisateur parvient ainsi à lier harmonieusement l'histoire de cette mère à la recherche de son fils disparu et l'ambiance angoissante du film de fantôme, dans un décor unique inquiétant. A ce titre, Bayona a recours à une mise en scène à l'ancienne, loin des effets faciles. Si l'on a droit à quelques sursauts bien amenés, il construit surtout des scènes de pétoche sur la longueur en utilisant de longs plans fluides pour mieux nous immerger dans l'ambiance froide de cet orphelinat. On est ainsi pas près d'oublier la scène de la médium.
Mais L'Orphelinat fonctionne aussi comme un véritable drame humain, sur l'amour sans limite d'une mère pour sa progéniture dont elle n'accepte pas la disparition subite. La performance de Belén Rueda joue pour beaucoup dans notre identification à ce personnage triste et fort et dans la réussite émotionnelle du film qui culmine dans son émouvant final. On pourra certes trouver à l'ensemble un aspect un peu prévisible dans la mouvance de ces cousins espagnols, mais la qualité d'écriture et de mise en scène est telle qu'on ne lui en tient pas rigueur.
Au final, un bien beau film touchant et frissonnant qui n'a pas volé son prix à Gérardmer et lance joliment la carrière d'un nouvel espoir du cinéma ibérique.
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