30 jours de nuit

30 days of night

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11 jan. 2009 Par bEUDinet Star Rating 6
On était franchement impatient de voir ce que David Slade, jeune réalisateur ayant le vent en poupe, allait pouvoir faire de l'adaptation de « 30 jours de nuit ». D’une part parce que Slade s’est fait remarquer grâce à son premier film, "Hard Candy", aussi brillant formellement que discutable et dérangeant dans son fond. D’autre part parce que "30 jours de nuit" est adapté d’un roman graphique puissant, signé par Steve Niles et Ben Templesmith, doté d’une idée imparable, digne de John Carpenter : une horde de vampires prend d’assaut un petit bled d’Alaska au moment où il plonge dans une nuit longue de 30 jours...

Hélas, et c’est le principal défaut du film, Slade peine franchement à nous faire ressentir le temps qui passe d’une façon plus subtile que d’afficher « Day 7 » sur un plan d’exposition ou de faire pousser un duvet moche sur le visage de Josh Harnett. Un gros souci pour un film qui s’intitule « 30 jours de nuit » et ce d’autant plus que d’autres cinéastes, beaucoup moins "renommé" que Slade, sont déjà parvenu à faire ressentir de façon efficace cette angoisse de la planque prolongée afin de se protéger d’ennemis nocturnes invincibles (Francis Lawrence dans le récent "Je suis une légende", par exemple).

On ne peut en revanche pas nier le jusqu’au-boutisme du réalisateur, proposant un vrai film gore sans concessions, bourré de séquences sanglantes, offrant moult décapitations, démembrements, mises à mort cruelles (une jeune femme blessée est utilisée par les vampires comme appât pour faire sortir de leur planque les derniers survivants) et autres enfants vampirisés. David Slade, à l’image de "Hard candy", propose avec "30 jours de nuit" une œuvre profondément sombre et pessimiste.

Josh Harnett est difficilement crédible dans le rôle principal, livrant une prestation en demi-teinte (à l’image d’une filmographie récente peu reluisante) et il peine à incarner un sherif censé être le chef de la résistance local, une sorte de Sarah Palin au masculin, survoltée et vengeresse. A ses côtés, Melissa George confirme son goût pour le cinéma de genre alors que Ben Foster et Danny Houston semblent s’amuser comme des petits fous dans des rôles de vampires fâchés à vie avec leur manucure et leur dentiste.

Quelques défauts éparpillés donc mais qui se révèlent bel et bien rédhibitoires, et c’est d’autant plus rageant que le dernier quart d’heure, dantesque, rattrape partiellement le coup, enchaînant un twist déconcertant, un face-à-face sanglant entre les deux chefs de clans et une séquence finale parfaite, déchirante, doté d’un potentiel émotionnel énorme.
On entre-aperçoit alors ce qu’aurait pu être « 30 Jours de nuit » sans les errances de sa première heure: un putain de classique du film de genre.


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Tonton BDM :

Star Rating 7
Il paraît évident que “30 jours de Nuit” n’apparaîtra ni comme une révolution dans le monde très codifié du film de vampires, ni comme un film qui fera date d’une quelconque manière. Cependant, il faut admettre que le film provoque un plaisir indéniable au spectateur, malgré sa pelletée de défauts. Parmi ses défauts, outre le fait [...]

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Hate-craft03/09/2008 10:31 par Hate-craft

Il paraît que Hard Candy c’est très bien, également. Peut-être que Slade est un réalisateur à suivre, finalement. YEP! ;-) LIRE LA SUITE
L.J. Ghost03/09/2008 00:35 par L.J. Ghost

Elle fait pleurer la fin aussi, sur celui-là. :cry: C’est Melissa qui fait cet effet-là. :love: C’est un film paradoxalement très aimable, et qui ne manque pas d’idées et de singularité, ce qui tranche un peu avec le tout-venant horrifique de ces dernières années (malgré, aussi, quelques franches réussites dans ce domaine). [...] LIRE LA SUITE
Hate-craft03/09/2008 00:23 par Hate-craft

Je t’aime mon Ghost L.J! :love: Elle fait pleurer la fin aussi, sur celui-là. :cry: LIRE LA SUITE

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