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Critique
Un documentaire dérangeant et relativement instructif en ce qui concerne la situation actuelle de certaines couches populaires britanniques.
Mais si l'entreprise était ambitieuse, le résultat à l'écran ne dépasse jamais le constat factuel et aucune explication pertinente du crime ou des motivations de ces gangsters modernes n'émerge.
Dommage aussi que les ingrédients cinématographiques soient si mal insérés : l'écriture brouillonne, la bande originale inadéquate, le mélange de formats vidéo pas toujours heureux font d'avantage penser à un épisode de Strip-tease qu'à du cinéma.
McIntyre envisageait d'utiliser le grand écran pour profiter de l'ouverture émotionnelle supérieure du spectateur devant ce médium et ainsi l'impliquer d'avantage et le rapprocher de son sujet. C'était peine perdue tant il est difficile de se sentir proche de tels énergumènes, frustes, aux valeurs morales très perméables et ne rêvant que de gloire et de richesse matérielle. Chaque tentative du réalisateur d'humaniser ses affreux ou d'iconiser positivement Noonan produit l'effet inverse : le rejet, l'éloignement, l'incompréhension.
A very british gangster a le mérite de nous rappeler que le gentil gangster est un mythe et que les méchants, il n'y a qu'au cinéma et entre les mains de scénaristes géniaux qu'on peut les apprécier.
Mais si l'entreprise était ambitieuse, le résultat à l'écran ne dépasse jamais le constat factuel et aucune explication pertinente du crime ou des motivations de ces gangsters modernes n'émerge.
Dommage aussi que les ingrédients cinématographiques soient si mal insérés : l'écriture brouillonne, la bande originale inadéquate, le mélange de formats vidéo pas toujours heureux font d'avantage penser à un épisode de Strip-tease qu'à du cinéma.
McIntyre envisageait d'utiliser le grand écran pour profiter de l'ouverture émotionnelle supérieure du spectateur devant ce médium et ainsi l'impliquer d'avantage et le rapprocher de son sujet. C'était peine perdue tant il est difficile de se sentir proche de tels énergumènes, frustes, aux valeurs morales très perméables et ne rêvant que de gloire et de richesse matérielle. Chaque tentative du réalisateur d'humaniser ses affreux ou d'iconiser positivement Noonan produit l'effet inverse : le rejet, l'éloignement, l'incompréhension.
A very british gangster a le mérite de nous rappeler que le gentil gangster est un mythe et que les méchants, il n'y a qu'au cinéma et entre les mains de scénaristes géniaux qu'on peut les apprécier.


