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Critique
Ce qui dérange dans "A very british gangster", c'est le manque de sincérité de l'ensemble du projet.
Le documentaire est dirigé, biaisé, manipulé par Noonan himself, qui ne montre que ce qu'il veut bien montrer et qui ampute une bonne partie du crédit que l'on pouvait placer dans ce film. On pourrait d'ailleurs le comparer avec "Général Idi Amin Dada" de Barbet Schroeder à la seule différence que le cinéaste français a réussi l'exploit dans son film consacré au dictateur ougandais de percer le masque, à montrer, grâce à un détail, une expression, une réplique la folie latente de Amin Dada.
Dominic Noonan s'affiche en caricature de Tony Soprano, qui commande ses hommes et chapotte les trafics et les exécutions sans jamais mettre les mains dans le cambouis. Il s’affiche volontiers dans un rôle de médiateur social, sorte de chevalier blanc qui se déplace lorsque les voisins de banlieue sont en train de s’engueuler pour des problèmes de bruits, dans lequel il est peu crédible. Ces scènes-ci semblent d’ailleurs scénarisée, préparée, répétée…
Jamais, absolument jamais McIntyre ne parvient à prendre le dessus sur Noonan, à le prendre à défaut afin de montrer la part obscure de ce type qui a fait plus de 20 ans de prison derrière lui et qui a aligné les ignominies pendant toute sa vie (la scène où Desmond, le frère accro au crack de Dominic, avoue sur le ton de la rigolade des meurtres, alors que son frangin rigole en douce, comme un gosse, est symbolique du cynisme de ces types).
Passé la fascination malsaine que l’on peut avoir pour Noonan (proche de l’effet que peut faire Tony Montana ou Mesrine pour rester dans le monde réél) on se rend compte bien vite qu’il n'est qu'une baudruche qui fagocyte « A very british gangster », le vide de sa moelle.
Passé la surprise de voir les univers de Ken Loach et de Martin Scorsese se mêler et prendre forme dans la réalité, c’est un documentaire relativement moche, parfois outrancier dans sa forme et sans grand intérêt.
Le documentaire est dirigé, biaisé, manipulé par Noonan himself, qui ne montre que ce qu'il veut bien montrer et qui ampute une bonne partie du crédit que l'on pouvait placer dans ce film. On pourrait d'ailleurs le comparer avec "Général Idi Amin Dada" de Barbet Schroeder à la seule différence que le cinéaste français a réussi l'exploit dans son film consacré au dictateur ougandais de percer le masque, à montrer, grâce à un détail, une expression, une réplique la folie latente de Amin Dada.
Dominic Noonan s'affiche en caricature de Tony Soprano, qui commande ses hommes et chapotte les trafics et les exécutions sans jamais mettre les mains dans le cambouis. Il s’affiche volontiers dans un rôle de médiateur social, sorte de chevalier blanc qui se déplace lorsque les voisins de banlieue sont en train de s’engueuler pour des problèmes de bruits, dans lequel il est peu crédible. Ces scènes-ci semblent d’ailleurs scénarisée, préparée, répétée…
Jamais, absolument jamais McIntyre ne parvient à prendre le dessus sur Noonan, à le prendre à défaut afin de montrer la part obscure de ce type qui a fait plus de 20 ans de prison derrière lui et qui a aligné les ignominies pendant toute sa vie (la scène où Desmond, le frère accro au crack de Dominic, avoue sur le ton de la rigolade des meurtres, alors que son frangin rigole en douce, comme un gosse, est symbolique du cynisme de ces types).
Passé la fascination malsaine que l’on peut avoir pour Noonan (proche de l’effet que peut faire Tony Montana ou Mesrine pour rester dans le monde réél) on se rend compte bien vite qu’il n'est qu'une baudruche qui fagocyte « A very british gangster », le vide de sa moelle.
Passé la surprise de voir les univers de Ken Loach et de Martin Scorsese se mêler et prendre forme dans la réalité, c’est un documentaire relativement moche, parfois outrancier dans sa forme et sans grand intérêt.


