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Critique
Voilà un objet bien étrange et captivant mais à bien des égards bancal sur de nombreux points. Captivé par les personnages qui luttent contre l'adversité, Herzog met en scène ici avec une économie de moyens dérisoires le périple de Dieter Dingler, pilote de l'armée américaine pris dans le tumulte vietnamien après un crash aérien dans la zone du Laos. Commence alors pour le bonhomme une descente mentale aux enfers dans la jungle sans merci du Vietnam. Il faut tout d'abord applaudir le travail effectué sur l'image (tout simplement sublime avec des plans subtilement contemplatifs) et le montage (sans aucunes coupures secs comme la mode semble sans arrêt vouloir le dicter) qui distinguent le métrage du reste des prod' guerrières actuelles. Loin d'un actionner bête et méchant, le scénar' marque des points dans son naturalisme sans concession, appuyé pour cela par un refus de tout spectaculaire. Décomposé en trois parties (l'introduction, l'enfermement et la fuite), il dresse le portrait de personnages peu à peu atteint par un enfermement drastique et une fuite sans fin dans une jungle de tout les dangers.
Pour cela, Herzog s'appuie sur le charisme et l'interprétation jusqu'au boutisme d'un Christian Bale décidément adepte des expériences extrêmes (après le tour de force physique du Machinist) et toujours aussi extraordinaire, interprétant un Dieter tour à tour chef de file et naïf sans peurs. Si Jérémy Davies interprète comme toujours sur le barjo de service, Steve Zahn lui pique la vedette et prouve qu'il n'est pas seulement le bourrinos de National Security. Malgré tout, Rescue Dawn pêche sur plusieurs points: des longueurs légèrement excessives, des personnages finalement peu attachants et surtout une certaine naïveté au portait manichéen d'un gouvernement américain tout propre tout beau et des vietnamens éternellement agressifs (appuyé par une Happy-End beaucoup trop surréaliste et en décalage avec le reste pour convaincre). Un constat assez gênant pour un survivor suffisamment puissant néanmoins pour être découvert.
Pour cela, Herzog s'appuie sur le charisme et l'interprétation jusqu'au boutisme d'un Christian Bale décidément adepte des expériences extrêmes (après le tour de force physique du Machinist) et toujours aussi extraordinaire, interprétant un Dieter tour à tour chef de file et naïf sans peurs. Si Jérémy Davies interprète comme toujours sur le barjo de service, Steve Zahn lui pique la vedette et prouve qu'il n'est pas seulement le bourrinos de National Security. Malgré tout, Rescue Dawn pêche sur plusieurs points: des longueurs légèrement excessives, des personnages finalement peu attachants et surtout une certaine naïveté au portait manichéen d'un gouvernement américain tout propre tout beau et des vietnamens éternellement agressifs (appuyé par une Happy-End beaucoup trop surréaliste et en décalage avec le reste pour convaincre). Un constat assez gênant pour un survivor suffisamment puissant néanmoins pour être découvert.


