Bienvenue stranger!
Les enchères
Les jeux
Critique
Il faut toujours consulter la météo. C’est ce qu’a dû longtemps se marmonner en lui l’écrivain Paul Sheldon. Venant tout juste d’achever l’écriture du dernier tome de sa saga à succès Misery dans un hôtel de montagne du Colorado, il a pris la route. Direction, New York, la maison. Enorme gaffe : tempête de neige, chaussée glissante, accident et réveil chez une infirmière à la retraite. Coup de bol ? Pas sûr ! Inconditionnelle de l’héroïne Misery, la dame est totalement flinguée du ciboulot.
Pour cette adaptation de la célèbre nouvelle de Stephen King, le réalisateur Rob Reiner a choisi le classicisme et la sobriété. Cela sied parfaitement à la traduction de l’étouffant huis clos originel dans une maison retirée du monde et gagnée peu à peu par la folie de la propriétaire des lieux. Sans en avoir l’air, le film bascule dans un climat de terreur sourde. Le face à face entre le romancier et sa groupie zinzin chez qui il a réveillé le démon qui somnolait donne lieu à quelques séquences terrifiantes et surréalistes, notamment quand elle exige de lui qu’il ressuscite son personnage de roman préféré pour elle et uniquement pour elle.
Magistralement dirigée dans le rôle de la soignante, la comédienne de théâtre Kathy Bates apporte tout son sel au film. Son jeu monstrueux quand elle entre en transe psychotique embrasse la perfection et il faut dire qu’elle fiche littéralement les jetons quand Reiner la cinématographie en contre-plongée. Sa performance est pour beaucoup dans la réussite du rewriting de ce conte pour adultes captivant tant par son contenu que son suspense brûlant …
Pour cette adaptation de la célèbre nouvelle de Stephen King, le réalisateur Rob Reiner a choisi le classicisme et la sobriété. Cela sied parfaitement à la traduction de l’étouffant huis clos originel dans une maison retirée du monde et gagnée peu à peu par la folie de la propriétaire des lieux. Sans en avoir l’air, le film bascule dans un climat de terreur sourde. Le face à face entre le romancier et sa groupie zinzin chez qui il a réveillé le démon qui somnolait donne lieu à quelques séquences terrifiantes et surréalistes, notamment quand elle exige de lui qu’il ressuscite son personnage de roman préféré pour elle et uniquement pour elle.
Magistralement dirigée dans le rôle de la soignante, la comédienne de théâtre Kathy Bates apporte tout son sel au film. Son jeu monstrueux quand elle entre en transe psychotique embrasse la perfection et il faut dire qu’elle fiche littéralement les jetons quand Reiner la cinématographie en contre-plongée. Sa performance est pour beaucoup dans la réussite du rewriting de ce conte pour adultes captivant tant par son contenu que son suspense brûlant …


