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Critique
Les papes de l’horreur sont décidément bien à la traîne. A bien y regarder même de plus près, ils semblent s’être engoncés avec une facilité déconcertante dans le moule qu’ils avaient su brillamment détourné : alors que Carpenter cachetonne dans des remakes de ses œuvres toutes plus imbuvables les unes que les autres, Romero signe avec ce Diary of the Dead l’essoufflement de sa saga sur les zombies. Alors que Land of the Dead pouvait s’apparenter à un efficace mais classique produit d’horreur (avec une charge politique fine mais bienvenue), ce cinquième opus se veut le chantre d’une dénonciation sous acides du rapport des gens aux médias modernes (télé, internet, portable…). Le problème, c’est qu’à trop vouloir nous faire comprendre que les médias sont tous pourris et les jeunes lobotomisés par toute la technologie qui les entourent, le cinéaste en oublie le rythme et pire, saque complètement ses zombies. Prenant appui sur le témoignage d’une équipe de jeunes ayant assister à cette invasion sans cause (à l’aide de cette mode usé et fatiguante du « mockumentary »), le film dégoupille avec une finesse d’hippopotame des messages contre les médias (tous pourris et menteurs bien sûr), la manipulation des images, la force de transmission d’internet qui diffuse tout et n’importe quoi, et surtout la banalisation de la violence qui n’empêchera pas nos braves protagonistes de filmer l’un de leurs camarades se faire massacrer sans bouger le petit doigt.
Pour assurer une efficacité, il aurait malheureusement fallu que Romero injecte un élément indispensable à tout bon film d’horreur (qu’il soit dénonciateur ou pas) : du rythme. Ici, c’est le néant total : la réalisation se contente de faire du surplace (en pompant allégrement tout à Blair Witch et Rec), le montage ne s’arrête jamais d’enchaîner les fondus sans penser à faire du neuf, la voix-off se pose comme une berceuse de luxe… Mais le pire réside sans doute dans la volonté de Romero d’injecter une forte dose d’absurde (notamment dans les scènes d’horreur et dans des personnages volontairement caricaturés) en se prenant au sérieux, inhalant « in facto » tout fun et toute tension : qu’il s’agisse donc d’une scène d’hopital consternante de non-sens ou d’un final d’un ennui à rendre heureux un dépressif, le scénar’ multiplie les scènes déjà vu et se moque des films pour teenages sans se rendre compte qu’il s’agit ici d’un des moins drôles vu depuis longtemps. Ajoutez à cela un casting de tête à claques au jeu d’acteurs ridicule (mention à la blondasse de service), et vous obtenez LE film d’horreur à ne pas allez voir cette année (après AVP : Requiem off course). Il faut parfois savoir manier le dénonciateur avec prudence…
Pour assurer une efficacité, il aurait malheureusement fallu que Romero injecte un élément indispensable à tout bon film d’horreur (qu’il soit dénonciateur ou pas) : du rythme. Ici, c’est le néant total : la réalisation se contente de faire du surplace (en pompant allégrement tout à Blair Witch et Rec), le montage ne s’arrête jamais d’enchaîner les fondus sans penser à faire du neuf, la voix-off se pose comme une berceuse de luxe… Mais le pire réside sans doute dans la volonté de Romero d’injecter une forte dose d’absurde (notamment dans les scènes d’horreur et dans des personnages volontairement caricaturés) en se prenant au sérieux, inhalant « in facto » tout fun et toute tension : qu’il s’agisse donc d’une scène d’hopital consternante de non-sens ou d’un final d’un ennui à rendre heureux un dépressif, le scénar’ multiplie les scènes déjà vu et se moque des films pour teenages sans se rendre compte qu’il s’agit ici d’un des moins drôles vu depuis longtemps. Ajoutez à cela un casting de tête à claques au jeu d’acteurs ridicule (mention à la blondasse de service), et vous obtenez LE film d’horreur à ne pas allez voir cette année (après AVP : Requiem off course). Il faut parfois savoir manier le dénonciateur avec prudence…


