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Critique
Après 3 épisodes (la nuit des morts-vivants – Zombie – Le jour des morts-vivants) indéniablement réussis et un Land of the dead qui, s’il était moins subtil dans son traitement (mais l’époque actuelle ne l’y encourageait-il pas ?) avait le mérite d’assurer la continuité dans l’approche qu’avait le réalisateur avec le genre qu’il avait créé, arrive un nouvel opus « of the dead » appelé dans notre contrée Les chroniques des morts-vivants.
Ca y est c’est fait. George Romero s’est fait rattraper par son statut de réalisateur culte. On sait bien que le bonhomme a traversé une sorte de traversée du désert dans les années 90 et comme il fût difficile de monter le quatrième épisode des morts-vivants. Mais Romero n’avait pas lâché l’affaire pour autant et avait su garder sa patte et offrir un film sans concession autant politiquement que graphiquement. Ici, on a l’amère impression qu’il est juste là pour servir la soupe. Surfant sur la mode du cinéma-reportage amorcée avec Le projet blair witch et redécouverte récemment (avec plus ou moins de réussite) avec Cloverfield et Rec, Diary of the dead opte donc pour la camera subjective et, premier problème, ne l’assume pas. On sent Romero bloqué par son propre choix, comme frustré de ne pas pouvoir offrir de plan large, choisissant bizarrement de coller une ambiance musicale à son film et allant jusqu’au champ contre-champ sans caméra en face, annihilant ainsi l’effet escompté du choix de départ de mise en scène. Le film ne décolle jamais, n’éffraie jamais (contrairement à Rec) et reste extrêmement timide au niveau du gore.
Avec sa voix off rébarbative au possible et ses extraits de journaux télévisés à répétition, le film est d’une lourdeur explicative sans nom. L’humour était déjà présent dans les autres épisodes mais était souvent potache et révélateur de comportements humains. Ici il se transforme en cynisme exacerbé à la Wes Craven époque Scream (surtout le 2 et le 3, d’ailleurs M. Freddy est remercié à la fin de Diary the dead…). Romero règle ses comptes avec certains de ses collègues à travers ses personnages qui de ce fait deviennent des pantins inconsistants, répétant 3 fois qu’un zombie ne court pas, comme si Zack Snyder était dans la pièce, entre autres. Avec sa tentative de critique des médias et de la communication moderne, Romero part de bonnes intentions mais oublie complètement le rôle métaphorique des morts-vivants et se retrouve vite perdu dans des propos martelés allant jusqu’à donner un côté presque réactionnaire à son film. Et George Romero réactionnaire, c’est assez triste.
Ca y est c’est fait. George Romero s’est fait rattraper par son statut de réalisateur culte. On sait bien que le bonhomme a traversé une sorte de traversée du désert dans les années 90 et comme il fût difficile de monter le quatrième épisode des morts-vivants. Mais Romero n’avait pas lâché l’affaire pour autant et avait su garder sa patte et offrir un film sans concession autant politiquement que graphiquement. Ici, on a l’amère impression qu’il est juste là pour servir la soupe. Surfant sur la mode du cinéma-reportage amorcée avec Le projet blair witch et redécouverte récemment (avec plus ou moins de réussite) avec Cloverfield et Rec, Diary of the dead opte donc pour la camera subjective et, premier problème, ne l’assume pas. On sent Romero bloqué par son propre choix, comme frustré de ne pas pouvoir offrir de plan large, choisissant bizarrement de coller une ambiance musicale à son film et allant jusqu’au champ contre-champ sans caméra en face, annihilant ainsi l’effet escompté du choix de départ de mise en scène. Le film ne décolle jamais, n’éffraie jamais (contrairement à Rec) et reste extrêmement timide au niveau du gore.
Avec sa voix off rébarbative au possible et ses extraits de journaux télévisés à répétition, le film est d’une lourdeur explicative sans nom. L’humour était déjà présent dans les autres épisodes mais était souvent potache et révélateur de comportements humains. Ici il se transforme en cynisme exacerbé à la Wes Craven époque Scream (surtout le 2 et le 3, d’ailleurs M. Freddy est remercié à la fin de Diary the dead…). Romero règle ses comptes avec certains de ses collègues à travers ses personnages qui de ce fait deviennent des pantins inconsistants, répétant 3 fois qu’un zombie ne court pas, comme si Zack Snyder était dans la pièce, entre autres. Avec sa tentative de critique des médias et de la communication moderne, Romero part de bonnes intentions mais oublie complètement le rôle métaphorique des morts-vivants et se retrouve vite perdu dans des propos martelés allant jusqu’à donner un côté presque réactionnaire à son film. Et George Romero réactionnaire, c’est assez triste.
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