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Critique
Un vieil hibou déplumé à grosses lunettes peut-il encore en remontrer à deux jeunes rapaces doués et pleins de fougue mais ayant encore besoin d'un peu de maturité ?
Et bien oui, mesdames et surtout messieurs, voici le renouveau habilement fun du créateur du mythe le plus inspirateur du cinéma fantastique moderne : le mort-vivant lent et dégingandé (il y tient notre sympathique papy : "Un mort vivant ne court pas, il se briserait les chevilles !").
Fort d'une longue saga constamment novatrice, dont voici le cinquième et formidable opus, George A. Romero est l'exception vivante qui vient confirmer la règle qui caractérise le déclin de bien des Maîtres-ès Horreur : ils peinent depuis de longues années à se retrouver et/ou maintenir leur talent. En effet, il est bien le seul parmi ses confrères (Tobe Hooper, John Carpenter, Dario Argento, ...) a prouver qu'il faudra encore compter sur son talent et sa créativité.
Si "Diary of the Dead" semble vouloir profiter de prime abord de la mode récente des "films fantastiques faits à la maison" (caméscope vidéo, prise de vues réalistes et horreur frontale ou suggestive digitalisée), il la renouvelle habilement.
Il nous propose ainsi un détonnant "faux vrai documentaire-fiction" dont nous voyons non pas le matériau brut (comme dans "Rec" qui nous faisait assister en temps réel, donc sans recours au montage, aux captations d'une caméra) mais bien le produit fini puisque la mise en forme a été réalisée par l'une des protagonistes à partir de diverses sources (caméscopes, caméra de surveillance, téléphone portable).
Nous avons donc un cinéaste qui laisse la place à l'un de ses personnages pour lui en attribuer la paternité. C'est un procédé malin et très efficace qui réussit parfaitement à rendre le film presque authentique.
Loin de chercher uniquement à effrayer ses chroniques sont donc la vision intime, juste ce qu'il faut de maladroit et pontifiant, d'une jeune femme qui cherche à comprendre et faire partager à postériori son expérience de l'horreur devant un fléau dévastateur.
S'il fallait encore se persuader du génie dont fait preuve ici le cinéaste, il suffit d'apprécier simplement la façon admirable dont il arrive encore une fois à garder le cap sur ses obsessions de toujours en adaptant son discours à la nouvelle donne que représenterait la prolifération d'images colportées par des citoyens parallèlement aux médias officiels.
Nous avons là une belle leçon de cinéma doublée d'une réflexion passionnante sur l'incapacité des images à restituer une quelconque réalité sans en faire un spectacle.
Magistral.
Et bien oui, mesdames et surtout messieurs, voici le renouveau habilement fun du créateur du mythe le plus inspirateur du cinéma fantastique moderne : le mort-vivant lent et dégingandé (il y tient notre sympathique papy : "Un mort vivant ne court pas, il se briserait les chevilles !").
Fort d'une longue saga constamment novatrice, dont voici le cinquième et formidable opus, George A. Romero est l'exception vivante qui vient confirmer la règle qui caractérise le déclin de bien des Maîtres-ès Horreur : ils peinent depuis de longues années à se retrouver et/ou maintenir leur talent. En effet, il est bien le seul parmi ses confrères (Tobe Hooper, John Carpenter, Dario Argento, ...) a prouver qu'il faudra encore compter sur son talent et sa créativité.
Si "Diary of the Dead" semble vouloir profiter de prime abord de la mode récente des "films fantastiques faits à la maison" (caméscope vidéo, prise de vues réalistes et horreur frontale ou suggestive digitalisée), il la renouvelle habilement.
Il nous propose ainsi un détonnant "faux vrai documentaire-fiction" dont nous voyons non pas le matériau brut (comme dans "Rec" qui nous faisait assister en temps réel, donc sans recours au montage, aux captations d'une caméra) mais bien le produit fini puisque la mise en forme a été réalisée par l'une des protagonistes à partir de diverses sources (caméscopes, caméra de surveillance, téléphone portable).
Nous avons donc un cinéaste qui laisse la place à l'un de ses personnages pour lui en attribuer la paternité. C'est un procédé malin et très efficace qui réussit parfaitement à rendre le film presque authentique.
Loin de chercher uniquement à effrayer ses chroniques sont donc la vision intime, juste ce qu'il faut de maladroit et pontifiant, d'une jeune femme qui cherche à comprendre et faire partager à postériori son expérience de l'horreur devant un fléau dévastateur.
S'il fallait encore se persuader du génie dont fait preuve ici le cinéaste, il suffit d'apprécier simplement la façon admirable dont il arrive encore une fois à garder le cap sur ses obsessions de toujours en adaptant son discours à la nouvelle donne que représenterait la prolifération d'images colportées par des citoyens parallèlement aux médias officiels.
Nous avons là une belle leçon de cinéma doublée d'une réflexion passionnante sur l'incapacité des images à restituer une quelconque réalité sans en faire un spectacle.
Magistral.


