Diary of the dead : Chroniques des morts-vivants
Diary of the dead- PAYS :États-Unis
- ANNÉE DE PRODUCTION :2007
- DATE DE SORTIE :25 juin 2008
- GENRE :Horreur
- DURÉE :95 MIN
- REALISATEUR : George A. Romero
- ACTEURS :Shawn Roberts, Megan Park, Chris Violette, Tatiana Maslany, Amy Ciupak Lalonde
- BUDGET : 2 millions de dollars
- Format de tournage : HDCam
- Ratio d'image : 1.85
- Couleur
- Site officiel français
Les maîtres de l'horreur vieillissent mal. De Dario Argento qui n'a, depuis trop longtemps, de quoi s'enorgueillir que d'un épisode de la série Masters horror (les échos de sa Mother of Tears étant ultra catastrophés, même chez les fans) à John Carpenter dont les dernières oeuvres sont loin d'être les meilleures (et qui produit le remake indigne de son Fog avec le sourire), sans parler d'un Tobe Hopper mort-né avec son chef-d'oeuvre Massacre à la tronçonneuse.
Devant l'engouement horrifique zombiesque repris par les jeux vidéos, puis par le grand écran depuis une dizaine d'années, papy Georges Romero, fondateur du genre, en profita pour revenir sur le devant de la scène, en continuant sa saga des morts-vivants après avoir aligné quelques films insignifiants. Cela donna dans un premier temps Land of the dead, qui fît pâle figure devant les films de la relève, empesé sur un message réchauffé, et bouffé par des clichés le plaçant à la limite du navet.
Avec Diary of the dead, le vétéran du genre tente de se donner un coup de jeune en reprenant le principe de la caméra amateur très en vogue récemment, avec les réussites de Cloverfield et REC, mixé avec la multitude de médias d’un Redacted. Le pari est osé, mais il prend d’autant de risque de se planter s’il n’a rien à ajouter de plus brillant, ou si tout simplement il foire totalement sa démonstration, ce qui est malheureusement le cas ici.
Dès le départ Romero saborde son concept en présentant une narratrice qui va utiliser différents documents, faire une voix off, et rajouter des effets, littéralement, « pour nous faire peur » ! Bye bye l’implication réaliste, d’autant que dès le début on nous montre un caméraman sur un tournage qui ne coupe jamais sa caméra ! Il ne faut pas 5 minutes pour que la promesse de film d’invasion zombie en point de vue subjectif se transforme en grosse mascarade, avec voix off et commentaires du caméraman surexplicatifs. Si on rajoute à cela une deuxième caméra (pratique pour faire des contrechamps) et le fait que les caméramans enregistrent sans broncher leurs camarades en train de se faire grignoter, on atteint un très haut niveau de n’importe quoi.
Quant au(x) message(s) sur la désinformation, notre appétit violence etc… ils sont tellement maladroitement amenés et surlignés, notamment par des dialogues affligeants qu’ils produisent l’effet inverse (« c’est trop facile à utiliser », d’abord pour l’arme, puis 1 minute après pour la caméra; « eux c’est nous et nous c’est eux » !!). Qu’ils arrêtent de réfléchir à voix haute et nous montrent ce qu’on est venu voir ! Là aussi Romero se laisse bouffer par des ambitions qui le dépassent, alignant platitudes et questionnements trop profonds sur la nature humaine dans la bouche d’une grognasse qu’on a envie de trucider dès le début.
Essayons donc d'oublier le concept foireux et les messages pachydermiques pour se rattacher aux purs éléments de genre. Le film remplit-il au moins sa mission de divertissement ?
Avec un mauvais cast d’ados apprentis réalisateurs (encadré par un personnage de prof alcoolo pitoyable) on se croirait devant Blair Witch 3. Paumé entre les points de vue, et limité par son concept bidonné, Romero a bien du mal à mettre en scène autre chose que des situations éculées mal filmées, aux effets les plus convenus possibles. Ses scènes d’action sont molles comme le reste (et rares !), ses zombies à la ramasse jamais effrayants, et ce n’est pas la dernière partie dans un manoir, façon hommage à Resident Evil, qui tergiverse des plombes avec un unique mort-vivant avant de nous claquer la porte au nez au moment où ça se réveille de partout, qui va rattraper quoi que ce soit. L’aspect fun du genre est allègrement traité par-dessus la jambe : un arc, un amish, et basta. Georges a définitivement choisi son camp. Celui de l’auteur concerné par notre monde, qui martèle son opinion en se foutant royalement de sa création originelle.
Diary of the dead démontre à ceux qui avaient un peu vite placé Romero sur le piédestal du théoricien du film de zombie, que le monsieur se retrouve dépassé quand il s’agit de développer le mythe qu’il a créé. Vu la prétention complètement à l’ouest à l’œuvre ici, il serait grandement préférable qu’il laisse la place à la relève au lieu de se ridiculiser de la sorte.
Devant l'engouement horrifique zombiesque repris par les jeux vidéos, puis par le grand écran depuis une dizaine d'années, papy Georges Romero, fondateur du genre, en profita pour revenir sur le devant de la scène, en continuant sa saga des morts-vivants après avoir aligné quelques films insignifiants. Cela donna dans un premier temps Land of the dead, qui fît pâle figure devant les films de la relève, empesé sur un message réchauffé, et bouffé par des clichés le plaçant à la limite du navet.
Avec Diary of the dead, le vétéran du genre tente de se donner un coup de jeune en reprenant le principe de la caméra amateur très en vogue récemment, avec les réussites de Cloverfield et REC, mixé avec la multitude de médias d’un Redacted. Le pari est osé, mais il prend d’autant de risque de se planter s’il n’a rien à ajouter de plus brillant, ou si tout simplement il foire totalement sa démonstration, ce qui est malheureusement le cas ici.
Dès le départ Romero saborde son concept en présentant une narratrice qui va utiliser différents documents, faire une voix off, et rajouter des effets, littéralement, « pour nous faire peur » ! Bye bye l’implication réaliste, d’autant que dès le début on nous montre un caméraman sur un tournage qui ne coupe jamais sa caméra ! Il ne faut pas 5 minutes pour que la promesse de film d’invasion zombie en point de vue subjectif se transforme en grosse mascarade, avec voix off et commentaires du caméraman surexplicatifs. Si on rajoute à cela une deuxième caméra (pratique pour faire des contrechamps) et le fait que les caméramans enregistrent sans broncher leurs camarades en train de se faire grignoter, on atteint un très haut niveau de n’importe quoi.
Quant au(x) message(s) sur la désinformation, notre appétit violence etc… ils sont tellement maladroitement amenés et surlignés, notamment par des dialogues affligeants qu’ils produisent l’effet inverse (« c’est trop facile à utiliser », d’abord pour l’arme, puis 1 minute après pour la caméra; « eux c’est nous et nous c’est eux » !!). Qu’ils arrêtent de réfléchir à voix haute et nous montrent ce qu’on est venu voir ! Là aussi Romero se laisse bouffer par des ambitions qui le dépassent, alignant platitudes et questionnements trop profonds sur la nature humaine dans la bouche d’une grognasse qu’on a envie de trucider dès le début.
Essayons donc d'oublier le concept foireux et les messages pachydermiques pour se rattacher aux purs éléments de genre. Le film remplit-il au moins sa mission de divertissement ?
Avec un mauvais cast d’ados apprentis réalisateurs (encadré par un personnage de prof alcoolo pitoyable) on se croirait devant Blair Witch 3. Paumé entre les points de vue, et limité par son concept bidonné, Romero a bien du mal à mettre en scène autre chose que des situations éculées mal filmées, aux effets les plus convenus possibles. Ses scènes d’action sont molles comme le reste (et rares !), ses zombies à la ramasse jamais effrayants, et ce n’est pas la dernière partie dans un manoir, façon hommage à Resident Evil, qui tergiverse des plombes avec un unique mort-vivant avant de nous claquer la porte au nez au moment où ça se réveille de partout, qui va rattraper quoi que ce soit. L’aspect fun du genre est allègrement traité par-dessus la jambe : un arc, un amish, et basta. Georges a définitivement choisi son camp. Celui de l’auteur concerné par notre monde, qui martèle son opinion en se foutant royalement de sa création originelle.
Diary of the dead démontre à ceux qui avaient un peu vite placé Romero sur le piédestal du théoricien du film de zombie, que le monsieur se retrouve dépassé quand il s’agit de développer le mythe qu’il a créé. Vu la prétention complètement à l’ouest à l’œuvre ici, il serait grandement préférable qu’il laisse la place à la relève au lieu de se ridiculiser de la sorte.
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LA COMMUNAUTE
CLIQUEZ ICI POUR REAGIR!| 11/09/2008 01:09 par Julio Lopez http://media.movieweb.com/img/C/O/T/PHKwRTLLoxmCOT_l.jpg
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| 08/08/2008 19:55 par tenia Revu hier soir.
Je me demande encore pourquoi.
Je pensais peut-etre passe a cote du film, quelque chose comme ca probablement.
Non, non. C’est juste une bonne vieille purge d’1h30 ou papy radote une idee unique connue depuis 1970, rabachee ici a la truelle et a la hache, le tout dans une real [...] LIRE LA SUITE | |
| 18/07/2008 00:09 par Gregmond une première demi heure tout à fait intéressante dans l’exposition de la psychose collective.
Et puis, ensuite, c’est très anecdotique.
C’est toutefois beaucoup moins gênant que Land of the dead.
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