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Critique
"Diary of the Dead" est, comme tous les films de George A. Romero, un long métrage profondément politique. Mais la grande différence entre cette œuvre très engagée et les précédents films du maestro se situe dans la force de la charge citoyenne, qui prend pour la première fois clairement le pas sur le film de zomblards à proprement parler. Sans doute parce qu'il ouvre un nouveau cycle dans sa saga horrifique en replaçant le spectateur aux premiers jours de l'infection, "Diary of the Dead" aborde de front son vrai sujet, le monde des médias actuel.
A la différence du premier film de la saga des morts-vivants, la catastrophe et les tentatives d'explication ne sont plus données par la télévision mais par une multitude de supports médiatiques (internet, mobile, MMS, vidéo-surveillance, webcam, télé...), montées et diffusées par des individus ne présentant fatalement que leur vision de la réalité, qu'ils considèrent comme la seule valable en reniant toutes les autres par peur d'être manipulé. Au final, Romero démontre avec brio que ces témoignages ne sont qu'autant de bouteilles à la mer, et que la panique s'en propage d'autant plus rapidement, car dans cette Amérique post-11 septembre (une des voix-off des images d'archives utilisées parle d'armes de destruction massive), tout le monde est à la fois un terroriste et un caméraman potentiel.
Ambitieux, rythmé, immersif, et ouvertement manipulateur (le film est réalisé par un des personnages principaux qui parle en voix off, mais s'est également chargé du montage et de la musique), et toujours foutrement efficace dans ses scènes de zombies, "Diary of the Dead" marque un véritable renouveau dans la carrière du binoclard de Pittsburgh. Son film est le premier à avoir su utiliser à bon escient la technique -très en vogue ces derniers temps- de la caméra subjective, puisqu'il n'en tire pas uniquement l'aspect "urgence", mais amène le spectateur à réfléchir sur le fait que le chaos se propage aisément par les écrans (tous les écrans). Un chef d'œuvre.
A la différence du premier film de la saga des morts-vivants, la catastrophe et les tentatives d'explication ne sont plus données par la télévision mais par une multitude de supports médiatiques (internet, mobile, MMS, vidéo-surveillance, webcam, télé...), montées et diffusées par des individus ne présentant fatalement que leur vision de la réalité, qu'ils considèrent comme la seule valable en reniant toutes les autres par peur d'être manipulé. Au final, Romero démontre avec brio que ces témoignages ne sont qu'autant de bouteilles à la mer, et que la panique s'en propage d'autant plus rapidement, car dans cette Amérique post-11 septembre (une des voix-off des images d'archives utilisées parle d'armes de destruction massive), tout le monde est à la fois un terroriste et un caméraman potentiel.
Ambitieux, rythmé, immersif, et ouvertement manipulateur (le film est réalisé par un des personnages principaux qui parle en voix off, mais s'est également chargé du montage et de la musique), et toujours foutrement efficace dans ses scènes de zombies, "Diary of the Dead" marque un véritable renouveau dans la carrière du binoclard de Pittsburgh. Son film est le premier à avoir su utiliser à bon escient la technique -très en vogue ces derniers temps- de la caméra subjective, puisqu'il n'en tire pas uniquement l'aspect "urgence", mais amène le spectateur à réfléchir sur le fait que le chaos se propage aisément par les écrans (tous les écrans). Un chef d'œuvre.
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