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Critique
Le récent renouveau du cinéma espagnol de genre, emmené par les chefs de file que sont Alejandro Amenabar et Jaume Balaguerro aura eu la facheuse tendance à nous faire croire que toute production cinématographique venant de la péninsule ibérique est une potentielle petite bombe à découvrir d'urgence. C'est ainsi que l'on peut tomber dans le piège que constitue "The Kovak box", fiérement produit par Julio Fernandez (producteur de Jaume Balaguerro donc mais aussi de Nacho Cerda) et le studio Filmax. Avec son pitch alléchant, son cadre enchanteur (la magnifique île de Majorque) et son casting international, le film met les petits plats dans les grands et tente de jouer dans la cour des grands thrillers.
Force est de constater que "The Kovak box" ne réussit qu'une chose: transformer un sujet en or en un film en plomb.
Thimothy Hutton retrouve un rôle à peu près identique que celui qu'il tenait dans le déjà soporifique "La Part des ténèbres" de Romero, celui d'un écrivain qui se retrouve immergé dans son oeuvre. Il est entouré par David Kelly (le grand-père de "Charlie et la chocolaterie" et de "Vieilles canailles) dans un rôle de grand manitou malfaisant atteint d'une tumeur cérébrale (non, non, il ne s'agit pas d'un plagiat de "Saw") et de la petite bombe Lucia Jimenez. Un casting international et alléchant donc mais les acteurs peinent à donner de la consistance à des personnages sans charisme, peu creusé sur le plan psychologique (les motivations de Kovak sont, par exemple, plus que floues).
Si tous les ingrédients étaient réunis pour faire du projet un film passionnant et réussi, la sauce ne prend hélas pas pour la simple et bonne raison que Daniel Monzon ne sait pas faire avancer son intrigue. Autour d'une histoire abracadabrantesque d'épidémies de suicides, le réalisateur ne parvient absolument jamais à créer ne serait-ce qu'un soupçon de tension, une touche d'enjeu ou à nous livrer un rebondissement intéréssant. Il mène son film à un rythme de septuagénaire, se contentant de filmer sans originalité les mésaventures de personnages dont on a que faire.
Anecdotique au mieux, soporifique au pire, "The Kovak box" est donc un thriller de bas étage, loin de marquer les esprits.
Le film n'aura d'ailleurs pas l'opportunité de sortir en salles en France et se retrouve donc directement en dvd.
Force est de constater que "The Kovak box" ne réussit qu'une chose: transformer un sujet en or en un film en plomb.
Thimothy Hutton retrouve un rôle à peu près identique que celui qu'il tenait dans le déjà soporifique "La Part des ténèbres" de Romero, celui d'un écrivain qui se retrouve immergé dans son oeuvre. Il est entouré par David Kelly (le grand-père de "Charlie et la chocolaterie" et de "Vieilles canailles) dans un rôle de grand manitou malfaisant atteint d'une tumeur cérébrale (non, non, il ne s'agit pas d'un plagiat de "Saw") et de la petite bombe Lucia Jimenez. Un casting international et alléchant donc mais les acteurs peinent à donner de la consistance à des personnages sans charisme, peu creusé sur le plan psychologique (les motivations de Kovak sont, par exemple, plus que floues).
Si tous les ingrédients étaient réunis pour faire du projet un film passionnant et réussi, la sauce ne prend hélas pas pour la simple et bonne raison que Daniel Monzon ne sait pas faire avancer son intrigue. Autour d'une histoire abracadabrantesque d'épidémies de suicides, le réalisateur ne parvient absolument jamais à créer ne serait-ce qu'un soupçon de tension, une touche d'enjeu ou à nous livrer un rebondissement intéréssant. Il mène son film à un rythme de septuagénaire, se contentant de filmer sans originalité les mésaventures de personnages dont on a que faire.
Anecdotique au mieux, soporifique au pire, "The Kovak box" est donc un thriller de bas étage, loin de marquer les esprits.
Le film n'aura d'ailleurs pas l'opportunité de sortir en salles en France et se retrouve donc directement en dvd.


