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Critique
Tueur à Gages est un film noir intéressant à plus d’un titre. Tout d’abord il peut-être considéré comme le meilleur du couple Veronica Lake/Alan Ladd malgré le fait que ce dernier fut à l’origine crédité dans les derniers rôles laissant la vedette à un Robert Preston effacé, meilleur donc puisque bien supérieur au soporifique Le Dahlia Bleu et au réussi La Clé de Verre, remake d’un film de Frank Tuttle également réalisateur de celui-ci.
Assez novateur puisque considéré comme le second film noir après Le Faucon Maltais de John Huston, Tueur à Gages prend comme protagoniste un tueur stoïque à la psychologie recherché, sorte d’anti héros mauvais d’un côté et bon de l’autre. Car les hommes qu’il recherche, qui l’ont piégé ne sont autres que de gros industriels prêts à tout pour le bénéfice. Il faut le savoir Tuttle était un communiste et sa vision de la société capitaliste est presque en avance sur son temps, sans trop vouloir vous gâcher le plaisir de découvrir Tueur à Gages précisons tout de même que l’histoire parle de commerce de gaz toxique par les américains à l’ennemi et que le film fut tourné durant la guerre !
Dans ce récit bien plus profond qu’il n’y paraît Ladd crève totalement l’écran, il a d’ailleurs toujours pensé tenir ici son meilleur rôle, son personnage est pour l’époque d’un moderne absolu, et Jean-Pierre Melville fasciné par le film noir américain s’en inspirera dans l’un de ses chefs d’œuvre Le Samouraï. De bonnes idées de mise en scène (voir la scène des masques à gaz), une histoire originale et le premier grand rôle d’une future vedette d’Hollywood font de Tueur à Gages un excellent polar renouvellent brillamment le genre : rien que ça !
Assez novateur puisque considéré comme le second film noir après Le Faucon Maltais de John Huston, Tueur à Gages prend comme protagoniste un tueur stoïque à la psychologie recherché, sorte d’anti héros mauvais d’un côté et bon de l’autre. Car les hommes qu’il recherche, qui l’ont piégé ne sont autres que de gros industriels prêts à tout pour le bénéfice. Il faut le savoir Tuttle était un communiste et sa vision de la société capitaliste est presque en avance sur son temps, sans trop vouloir vous gâcher le plaisir de découvrir Tueur à Gages précisons tout de même que l’histoire parle de commerce de gaz toxique par les américains à l’ennemi et que le film fut tourné durant la guerre !
Dans ce récit bien plus profond qu’il n’y paraît Ladd crève totalement l’écran, il a d’ailleurs toujours pensé tenir ici son meilleur rôle, son personnage est pour l’époque d’un moderne absolu, et Jean-Pierre Melville fasciné par le film noir américain s’en inspirera dans l’un de ses chefs d’œuvre Le Samouraï. De bonnes idées de mise en scène (voir la scène des masques à gaz), une histoire originale et le premier grand rôle d’une future vedette d’Hollywood font de Tueur à Gages un excellent polar renouvellent brillamment le genre : rien que ça !


