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Critique
Du cinéma anglais, on connaît évidemment les comédies romantiques et les films sociaux et lorsque ceux-ci parviennent à traverser la manche c’est toujours un gage de qualité.
Ça commence par une compilation d’images d’archives durant les années de crise économique en Angleterre dans les années 80. Ce montage restitue en quelque secondes le contexte historique de l’Angleterre des années Thatcher. Ensuite on découvre à l’écran le personnage que l’on ne quittera plus, en l’occurrence un gamin de treize ans prénommé Shaun. Ce personnage n’ayant ni amis, ni frères, ni même père (celui-ci est mort à la guerre) va trouver une famille et une présence masculine dans un groupe de skinhead occupant leurs journées autour de conneries sympathiques et des soirées alcoolisées.
L’arrivée d’un nouveau leader (sortant de prison), plus extrémiste que la majorité du groupe, va venir tout chambouler. La scène de retrouvailles est tout simplement sublime, elle nous offre un panel d’émotions en seulement quelques minutes.
Cette bande, le réalisateur l’a nourrie de personnages sensibles, authentiques et fragiles lorsque l’on parle de sentiments amoureux. Les acteurs sont sublimes (tous sans exception), les réactions sont tellement humaines que l’on a parfois l’impression d’être devant un reportage.
Le propos n’est jamais caricatural. La narration est efficace. La mise en scène est une telle réussite qu’elle nous installe dans une atmosphère étouffante et malsaine, nous prenant directement aux tripes.
Cette chronique sociale, Shane Meadows la composée de scènes intimistes, il ne penche jamais dans le côté spectaculaire, là où un Tony Kaye avec Amercian History X utilisait la violence. Il la contient tout au long du film, et son explosion finale forme le seul nuage de ce chef d’œuvre.
Ce coup d’essai se révèle être un coup de maître. Ce grand film social fait froid dans le dos.
Ça commence par une compilation d’images d’archives durant les années de crise économique en Angleterre dans les années 80. Ce montage restitue en quelque secondes le contexte historique de l’Angleterre des années Thatcher. Ensuite on découvre à l’écran le personnage que l’on ne quittera plus, en l’occurrence un gamin de treize ans prénommé Shaun. Ce personnage n’ayant ni amis, ni frères, ni même père (celui-ci est mort à la guerre) va trouver une famille et une présence masculine dans un groupe de skinhead occupant leurs journées autour de conneries sympathiques et des soirées alcoolisées.
L’arrivée d’un nouveau leader (sortant de prison), plus extrémiste que la majorité du groupe, va venir tout chambouler. La scène de retrouvailles est tout simplement sublime, elle nous offre un panel d’émotions en seulement quelques minutes.
Cette bande, le réalisateur l’a nourrie de personnages sensibles, authentiques et fragiles lorsque l’on parle de sentiments amoureux. Les acteurs sont sublimes (tous sans exception), les réactions sont tellement humaines que l’on a parfois l’impression d’être devant un reportage.
Le propos n’est jamais caricatural. La narration est efficace. La mise en scène est une telle réussite qu’elle nous installe dans une atmosphère étouffante et malsaine, nous prenant directement aux tripes.
Cette chronique sociale, Shane Meadows la composée de scènes intimistes, il ne penche jamais dans le côté spectaculaire, là où un Tony Kaye avec Amercian History X utilisait la violence. Il la contient tout au long du film, et son explosion finale forme le seul nuage de ce chef d’œuvre.
Ce coup d’essai se révèle être un coup de maître. Ce grand film social fait froid dans le dos.


