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Critique
« House by the River » est un film méconnu de Fritz Lang réalisé peu de temps après « Secret beyond the Door ». Leur point commun est leur côté hitchcockien, une ambiance un crime une histoire. Néanmoins Fritz Lang est un cinéaste qui aime traiter de folie meurtrière et de pulsion incontrôlable ce qu’il va admirablement faire dans cette histoire où deux frères, l’un meurtrier, l’autre forcé d’être complice prennent part.
Par la complexité inexplicable des actes et des personnes eux-mêmes Lang fait ressortir au grand jour son côté profondément européen, tout n’est pas blanc ou noir. Il nous l’a admirablement démontré dans « M » où le twist final est quelque peu repris ici dans le fait que l’on suit un monstre pour lequel on compatit. Lang s’amuse et joue donc avec le spectateur qui est gentiment manipulé par l’ambiguïté du protagoniste et finalement par Lang lui-même.
La culpabilité n’est que peu présente chez le personnage principal et est d’ailleurs un des points principales de la rivalité psychologique entre les deux frères. Alors que le complice s’en veut et est totalement obsédé par ce meurtre, son frère prend un malin plaisir à ne pas être inquiété, il vit une certaine schizophrénie assumée qui éclatera pleinement pour choisir une de ces facettes lors de la scène finale.
Outre son sujet fort Lang filme d’une façon magistrale jouant avec les ombres et nous rappelant son passé expressionniste, il magnifie aussi la rivière, maudite, hantée, inquiétante, elle renferme bon nombre de saletés et de mystère et est un symbole malin de l’ensemble du film.
« House by the River » est donc un chez d’œuvre resté trop longtemps inédit en France et que Fritz Lang considérera comme mineur alors qu’il est un parfait condensé de ses films noirs et de son œuvre en général.
Par la complexité inexplicable des actes et des personnes eux-mêmes Lang fait ressortir au grand jour son côté profondément européen, tout n’est pas blanc ou noir. Il nous l’a admirablement démontré dans « M » où le twist final est quelque peu repris ici dans le fait que l’on suit un monstre pour lequel on compatit. Lang s’amuse et joue donc avec le spectateur qui est gentiment manipulé par l’ambiguïté du protagoniste et finalement par Lang lui-même.
La culpabilité n’est que peu présente chez le personnage principal et est d’ailleurs un des points principales de la rivalité psychologique entre les deux frères. Alors que le complice s’en veut et est totalement obsédé par ce meurtre, son frère prend un malin plaisir à ne pas être inquiété, il vit une certaine schizophrénie assumée qui éclatera pleinement pour choisir une de ces facettes lors de la scène finale.
Outre son sujet fort Lang filme d’une façon magistrale jouant avec les ombres et nous rappelant son passé expressionniste, il magnifie aussi la rivière, maudite, hantée, inquiétante, elle renferme bon nombre de saletés et de mystère et est un symbole malin de l’ensemble du film.
« House by the River » est donc un chez d’œuvre resté trop longtemps inédit en France et que Fritz Lang considérera comme mineur alors qu’il est un parfait condensé de ses films noirs et de son œuvre en général.


