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Critique
James Gray poursuit avec succès son exploration du monde criminel.
Cinéaste exigeant, il ne tourne que des projets qui lui tiennent à cour et ça se sent. We own the night transpire l'authenticité et le travail bien fait.
Depuis ses débuts la clé de voûte de ses oeuvre réside toujours dans un personnage central déchiré. Un homme amené à faire des choix cruciaux, et amené à confronter ses peurs à ses responsabilités. Après Tim Roth et Mark Walbergh, c'est Joaquin Phoenix qui endosse avec conviction ce rôle tragique. Le film doit naturellement beaucoup à sa performance car le parcours affectif et psychologique de Bobby est au coeur de l'histoire.
Sans innover mais en perpétuant à sa façon des schémas qui ont fait leurs preuves Gray signe une oeuvre aussi respectueuse (du genre comme du spectateur) que respectable. Un polar efficace agrémenté, et c’est une première dans la filmo du prodige, de quelques séquences d'actions, admirablement réalisées. Et surtout, il y a dans la mise en scène ce souci d’une esthétique toujours de bon goût et jamais maniérée qui est la marque des grands.
Il y a pourtant des ombres au tableau. On regrette déjà que le scénario tienne sur un canevas on ne peut plus classique et ne recèle aucune surprise.
L’absence de nuance dans la séparation bons flics/méchants truands est elle aussi étonnante. « C’est une guerre », « il n’y a pas d’entre deux » répète Burt, chef de la police de NY (R.Duvall). C’est un point de vue tranché et discutable. Dans la bouche d’un acteur de cette guerre, il est naturellement compréhensible, mais jamais Gray ne remettra en cause ce cloisonnement réducteur. C’est dommage car le film y laisse quelques plumes.
Reste qu’entre le dernier Cronenberg, le coup d’essai de Ben Affleck et ce We own the night, la fin d’année 2007 aura gâté les amateurs de polar.
Cinéaste exigeant, il ne tourne que des projets qui lui tiennent à cour et ça se sent. We own the night transpire l'authenticité et le travail bien fait.
Depuis ses débuts la clé de voûte de ses oeuvre réside toujours dans un personnage central déchiré. Un homme amené à faire des choix cruciaux, et amené à confronter ses peurs à ses responsabilités. Après Tim Roth et Mark Walbergh, c'est Joaquin Phoenix qui endosse avec conviction ce rôle tragique. Le film doit naturellement beaucoup à sa performance car le parcours affectif et psychologique de Bobby est au coeur de l'histoire.
Sans innover mais en perpétuant à sa façon des schémas qui ont fait leurs preuves Gray signe une oeuvre aussi respectueuse (du genre comme du spectateur) que respectable. Un polar efficace agrémenté, et c’est une première dans la filmo du prodige, de quelques séquences d'actions, admirablement réalisées. Et surtout, il y a dans la mise en scène ce souci d’une esthétique toujours de bon goût et jamais maniérée qui est la marque des grands.
Il y a pourtant des ombres au tableau. On regrette déjà que le scénario tienne sur un canevas on ne peut plus classique et ne recèle aucune surprise.
L’absence de nuance dans la séparation bons flics/méchants truands est elle aussi étonnante. « C’est une guerre », « il n’y a pas d’entre deux » répète Burt, chef de la police de NY (R.Duvall). C’est un point de vue tranché et discutable. Dans la bouche d’un acteur de cette guerre, il est naturellement compréhensible, mais jamais Gray ne remettra en cause ce cloisonnement réducteur. C’est dommage car le film y laisse quelques plumes.
Reste qu’entre le dernier Cronenberg, le coup d’essai de Ben Affleck et ce We own the night, la fin d’année 2007 aura gâté les amateurs de polar.

