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Critique
We Own The Night incarne la classe cinématographique. James Gray en véritable orfèvre du septième art délivre une fresque contemplative sur la philosophie policière new-yorkaise d'une esthétique sculpturale.
Le générique d'ouverture lourd de sens et empreint de nostalgie scelle le clivage ténu entre les bons et les méchants. Sont-ce ces derniers à qui la nuit appartient ? Bien sûr que non et Gray s'évertuera à disséquer les interactions entre la morale légale et la violence des sentiments humains.
Car tel est le plus grand intérêt du film, outre ses vertus esthétisante et scénaristique, c'est dans la symbolique et la représentation des individus que le métrage se fait passionnant.
Si la première partie du film laisse présager un conflit générationnel entre deux fils de flic, l'un ayant adhéré au sage modèle de papa, le second préférant la marginalité d'une vie nettement plus rock'n roll, on est surpris de constater l'évolution psychologique du rejeton voyou, admirablement incarné par Joaquin Phoenix, et l'on suit avec une profonde empathie les méandres de ses états d'âme.
Si les morceaux de bravoure sont rares et le jeu de Mark Wahlberg nettement sous-exploité, le métrage accède néanmoins au rang de chef d'oeuvre du genre et la scène de la poursuite automobile demeurera à ce titre un modèle tant sur le plan de l'immersion, de la fluidité visuelle et que de la tension paroxysmique. A enseigner dans les écoles de cinéma.
Le générique d'ouverture lourd de sens et empreint de nostalgie scelle le clivage ténu entre les bons et les méchants. Sont-ce ces derniers à qui la nuit appartient ? Bien sûr que non et Gray s'évertuera à disséquer les interactions entre la morale légale et la violence des sentiments humains.
Car tel est le plus grand intérêt du film, outre ses vertus esthétisante et scénaristique, c'est dans la symbolique et la représentation des individus que le métrage se fait passionnant.
Si la première partie du film laisse présager un conflit générationnel entre deux fils de flic, l'un ayant adhéré au sage modèle de papa, le second préférant la marginalité d'une vie nettement plus rock'n roll, on est surpris de constater l'évolution psychologique du rejeton voyou, admirablement incarné par Joaquin Phoenix, et l'on suit avec une profonde empathie les méandres de ses états d'âme.
Si les morceaux de bravoure sont rares et le jeu de Mark Wahlberg nettement sous-exploité, le métrage accède néanmoins au rang de chef d'oeuvre du genre et la scène de la poursuite automobile demeurera à ce titre un modèle tant sur le plan de l'immersion, de la fluidité visuelle et que de la tension paroxysmique. A enseigner dans les écoles de cinéma.


