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Critique
Toujours aussi indépendant, en marge du cinéma policier américain classique James Gray nous revient en pleine forme avec son troisième film La Nuit nous Appartient. Son style est instantanément identifiable : sombre, chuchoté et en famille.
La trame est simple, on pourrait même la qualifié de linéaire, contrairement à son précédent bébé The Yards, Gray ne joue pas forcément la carte de la surprise et préfère rester proche d’un certain réalisme, accentuant alors les émotions. Car malgré le fait que le spectateur n’appréciera pas forcément le personnage de Joaquin Phoenix il aura par exemple, lors de la scène de poursuite en voiture les mêmes peurs que lui. Cette scène acclamée à droite à gauche n’est pas une démonstration de force mais reste assez prenante, Gray ne filme pas forcément admirablement bien mais se débrouille, il utilise intelligemment les essuies glaces afin de métaphoriser les battements de cœur et contrôle à merveille une nouvelle fois son acteur principal.
Soulignons le bien, Joaquin Phoenix est admirable. Son rôle passe par diverse étape, du mauvais gosse au flic intègre. Comme toujours la distribution est classe et surtout intéressante, les psychologies sont recherchées comme rarement. Robert Duvall maintenant habitué au rôle de vieux patriarche est excellent, Wahlberg continue dans sa lignée de bons films et Eva Mendès surprend agréablement.
Un casting quatre étoiles pour un film minutieux, beau et intelligent, la nuit est ici magnifié comme rarement. Néanmoins Gray a avant tout une histoire solide entre polar et drame familiale où le manichéisme n’est pas présent.
Gray se trace donc une carrière plus qu’intéressante avec des polars au pouvoir de fascination intense. Retenue, sur le fil du rasoir ses films ne vont cesser de se bonifier avec le temps, il est clair que La Nuit nous Appartient est une perle noir, rare et finalement assez unique.
La trame est simple, on pourrait même la qualifié de linéaire, contrairement à son précédent bébé The Yards, Gray ne joue pas forcément la carte de la surprise et préfère rester proche d’un certain réalisme, accentuant alors les émotions. Car malgré le fait que le spectateur n’appréciera pas forcément le personnage de Joaquin Phoenix il aura par exemple, lors de la scène de poursuite en voiture les mêmes peurs que lui. Cette scène acclamée à droite à gauche n’est pas une démonstration de force mais reste assez prenante, Gray ne filme pas forcément admirablement bien mais se débrouille, il utilise intelligemment les essuies glaces afin de métaphoriser les battements de cœur et contrôle à merveille une nouvelle fois son acteur principal.
Soulignons le bien, Joaquin Phoenix est admirable. Son rôle passe par diverse étape, du mauvais gosse au flic intègre. Comme toujours la distribution est classe et surtout intéressante, les psychologies sont recherchées comme rarement. Robert Duvall maintenant habitué au rôle de vieux patriarche est excellent, Wahlberg continue dans sa lignée de bons films et Eva Mendès surprend agréablement.
Un casting quatre étoiles pour un film minutieux, beau et intelligent, la nuit est ici magnifié comme rarement. Néanmoins Gray a avant tout une histoire solide entre polar et drame familiale où le manichéisme n’est pas présent.
Gray se trace donc une carrière plus qu’intéressante avec des polars au pouvoir de fascination intense. Retenue, sur le fil du rasoir ses films ne vont cesser de se bonifier avec le temps, il est clair que La Nuit nous Appartient est une perle noir, rare et finalement assez unique.


