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Critique
Alors que tout le monde se bat pour construire un top 10 des films de 2007 assez bien alambiqué pour laisser sa place à l'embouteillage de très bons films de l'année, voici un prétendant qui bouleverse les certitudes, et qui remet en question tout ce petit monde. Un challenger époustouflant, une pépite noire absolument indispensable.
Dans la grande tradition des séries noires, véritables tragédies humaines (avec Scorcese en père fondateur), le film bouleverse les conventions et passages obligés du genre pour devenir un uppercut hallucinant, se surpassant de scènes en scènes, prenant aux tripes comme jamais, et laissant le spectateur ruisselant de plaisir, mais aussi étouffé par tant de grâce pelliculée. Le film est d'une puissance narrative rare, aux thématiques nombreuses qui s'entremêlent dans un maelstrom créatif qu’on n’avait vraiment pas vu venir, la faute à une intrigue de base archi rabattue.
Mais le réalisateur transcende encore son sujet par une puissance évocatrice, estomaquante, lorsque le réalisme devient lyrisme, juste par de basiques artifices qui trouvent ici une place toute méritée : la pluie, la pénombre, le brouillard, le vent, les essuie-glaces d'une voiture. On n’avait pas autant pris sur la tronche depuis Les Fils de l'Homme, et le résultat est époustouflant.
Semblant toucher au génie dans tous les recoins de son être, le film est un exemple, un chef d'oeuvre noir et profondément humain, viscéral même, et une des toiles obligatoires de cette fin d'année.
Dans la grande tradition des séries noires, véritables tragédies humaines (avec Scorcese en père fondateur), le film bouleverse les conventions et passages obligés du genre pour devenir un uppercut hallucinant, se surpassant de scènes en scènes, prenant aux tripes comme jamais, et laissant le spectateur ruisselant de plaisir, mais aussi étouffé par tant de grâce pelliculée. Le film est d'une puissance narrative rare, aux thématiques nombreuses qui s'entremêlent dans un maelstrom créatif qu’on n’avait vraiment pas vu venir, la faute à une intrigue de base archi rabattue.
Mais le réalisateur transcende encore son sujet par une puissance évocatrice, estomaquante, lorsque le réalisme devient lyrisme, juste par de basiques artifices qui trouvent ici une place toute méritée : la pluie, la pénombre, le brouillard, le vent, les essuie-glaces d'une voiture. On n’avait pas autant pris sur la tronche depuis Les Fils de l'Homme, et le résultat est époustouflant.
Semblant toucher au génie dans tous les recoins de son être, le film est un exemple, un chef d'oeuvre noir et profondément humain, viscéral même, et une des toiles obligatoires de cette fin d'année.


