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Critique
Avec Dans la Vallée d’Elah Paul Haggis réalise l’inverse de Collision, soit un film froid, qui ne veut ni tirer les larmes ni donner de leçon de morale. La toile de fond est quand à elle tellement brûlante, qu’Haggis se sent obligé de traiter la guerre en Irak avec d’extrême précaution.
Dans la Vallée d’Elah c’est l’histoire d’un ancien militaire qui cherche les raisons de la mort de son fils, militaire également, de retour d’Irak. Assassiné d’une façon inhumaine, décapité après avoir été tailladé, on ne retrouva que certains de ses membres. Le glauque est installé, après une peinture de l’Amérique déjà peu flatteuse. D’une certaine manière il est normal que le film déçoive, le rythme est lent, l’anti-spectaculaire est tranquillement mis en place, ce n’est pas une histoire de vengeance, ce n’est qu’une suite logique de l’horreur guerrière qui a été en quelque sorte maintes fois contés, et oui la guerre rend fous.
Alors pourquoi la guerre en Irak, certes le cinéma peut être considéré comme d’utilité publique, il rend service à la mémoire collective mais il est vrai que Dans la Vallée d’Elah à un côté déjà vu, assez dérangeant. A trop vouloir s’écarter du pathos, ne pas tomber dans les codes du genre, Haggis réalise un film qui touche peu sans non plus désintéresser le spectateur. Certaines idées sont inabouties, et l’on peut se sentir un peu manipulé, les extraits vidéos que reçoit petit à petit Tommy Lee Jones filmé à partir du portable de son fils nous font croire à une vérité caché, en vain, une idée parmi tant d’autres pour bien préciser qu’aujourd’hui la guerre est technologique.
Le constat final, du pourquoi du meurtre et surtout de sa justification est à l’image de l’ensemble ambigu, quand au message l’Amérique est en crise il est un peu lourdingue. Néanmoins Dans la Vallée d’Elah a le mérité d’être le premier film à traiter frontalement la guerre en Irak et il permet à Tommy Lee Jones d’avoir un nouveau grand rôle, son personnage est proche de celui de Clint Eastwood dans Million Dollars Baby, on l’apprécie sans connaître son passé, il n’est pas tout blanc, c’est le genre de personnalité qu’Haggis adore apparemment traiter.
Finalement Haggis, très humble, lance un cri du cœur dont il connaît la réponse, la guerre n’est pas terminée tout comme son personnage sait ce qu’il va découvrir, Dans la Vallée d’Elah est un film désenchanté et intéressant à défaut d’être totalement abouti.
Dans la Vallée d’Elah c’est l’histoire d’un ancien militaire qui cherche les raisons de la mort de son fils, militaire également, de retour d’Irak. Assassiné d’une façon inhumaine, décapité après avoir été tailladé, on ne retrouva que certains de ses membres. Le glauque est installé, après une peinture de l’Amérique déjà peu flatteuse. D’une certaine manière il est normal que le film déçoive, le rythme est lent, l’anti-spectaculaire est tranquillement mis en place, ce n’est pas une histoire de vengeance, ce n’est qu’une suite logique de l’horreur guerrière qui a été en quelque sorte maintes fois contés, et oui la guerre rend fous.
Alors pourquoi la guerre en Irak, certes le cinéma peut être considéré comme d’utilité publique, il rend service à la mémoire collective mais il est vrai que Dans la Vallée d’Elah à un côté déjà vu, assez dérangeant. A trop vouloir s’écarter du pathos, ne pas tomber dans les codes du genre, Haggis réalise un film qui touche peu sans non plus désintéresser le spectateur. Certaines idées sont inabouties, et l’on peut se sentir un peu manipulé, les extraits vidéos que reçoit petit à petit Tommy Lee Jones filmé à partir du portable de son fils nous font croire à une vérité caché, en vain, une idée parmi tant d’autres pour bien préciser qu’aujourd’hui la guerre est technologique.
Le constat final, du pourquoi du meurtre et surtout de sa justification est à l’image de l’ensemble ambigu, quand au message l’Amérique est en crise il est un peu lourdingue. Néanmoins Dans la Vallée d’Elah a le mérité d’être le premier film à traiter frontalement la guerre en Irak et il permet à Tommy Lee Jones d’avoir un nouveau grand rôle, son personnage est proche de celui de Clint Eastwood dans Million Dollars Baby, on l’apprécie sans connaître son passé, il n’est pas tout blanc, c’est le genre de personnalité qu’Haggis adore apparemment traiter.
Finalement Haggis, très humble, lance un cri du cœur dont il connaît la réponse, la guerre n’est pas terminée tout comme son personnage sait ce qu’il va découvrir, Dans la Vallée d’Elah est un film désenchanté et intéressant à défaut d’être totalement abouti.
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