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Critique
Déjà responsable d'oeuvres d'oeuvres décalées et passionantes, avec derrière lui seulement 4 films dont 2 peuvent prétendre au statut de film culte (Boogie Nights et Magnolia), Paul Thomas Anderson fait partie de ces cinéastes indépendants dont la vision du monde possède quelque chose de savoureux.
Même si au niveau mise en scène ses travaux précédents étaient beaucoup trop influencés par le cinéma de Scorsese et d'Altman, ils possédaient ce petit truc inexplicable qui fait qu'un film ne s'oublie pas. Excellent directeur d'acteurs (il a donné à Tom Cruise, Adam Sandler et Mark Wahlberg un de leurs tous meilleurs rôles), il n'avait rien réalisé depuis le sous-estimé Punch Drunk Love en 2002.
Il revient avec There will be blood, son meilleur film à ce jour et sans doute le meilleur film produit sur le sol américain depuis très longtemps, à ranger juste à côté du dernier chef d'oeuvre des frères Coen, No country for old men.
Avant d'être une histoire de pétrole, There will be blood est une histoire d'homme(s), celle de Daniel Plainview, petit prospecteur qui perdra son humanité à mesure qu'il deviendra richissime, mais aussi H.W. Plainview, adopté par la magnat ou encore Eli Sunday, l'antithèse de Plainview guidé seulement par sa foi.
On retrouve des thèmes déjà abordés dans les uatres films du réalisateur comme la relation père-fils ou le comportement vis-à-vis de la religion (ou de la foi plus largement). Le récit est d'une noirceur extrême et le personnage de Plainview, interprété par un Daniel Day Lewis magistral (PTA a réussi à le garder sous contrôle tout en le laissant jouer à la limite!), se dévoilera petit à petit au détour de quelques scènes et laissera exploser son côté sombre lors d'un final grandiose et inoubliable.
Mais There will be blood n'est pas seulement le film d'un acteur, c'est l'oeuvre d'un réalisateur qui met tout en oeuvre pour arriver à la perfection. Réalisation épurée, beauté des images (merci Robert Elswit), musique en décalage extrême (merci Jonny Greenwood, guitariste de radiohead) et acteurs au diapason. C'est un film qui montre au spectateur la noirceur présente dans le coeur des hommes et la corruption par l'argent sans être pour autant didactique, c'est une oeuvre maitrisée de bout en bout qui deviendra un classique au fil du temps, c'est un film qu'on a envie de voir et revoir malgré sa longueur, c'est un pur chef d'oeuvre!
Même si au niveau mise en scène ses travaux précédents étaient beaucoup trop influencés par le cinéma de Scorsese et d'Altman, ils possédaient ce petit truc inexplicable qui fait qu'un film ne s'oublie pas. Excellent directeur d'acteurs (il a donné à Tom Cruise, Adam Sandler et Mark Wahlberg un de leurs tous meilleurs rôles), il n'avait rien réalisé depuis le sous-estimé Punch Drunk Love en 2002.
Il revient avec There will be blood, son meilleur film à ce jour et sans doute le meilleur film produit sur le sol américain depuis très longtemps, à ranger juste à côté du dernier chef d'oeuvre des frères Coen, No country for old men.
Avant d'être une histoire de pétrole, There will be blood est une histoire d'homme(s), celle de Daniel Plainview, petit prospecteur qui perdra son humanité à mesure qu'il deviendra richissime, mais aussi H.W. Plainview, adopté par la magnat ou encore Eli Sunday, l'antithèse de Plainview guidé seulement par sa foi.
On retrouve des thèmes déjà abordés dans les uatres films du réalisateur comme la relation père-fils ou le comportement vis-à-vis de la religion (ou de la foi plus largement). Le récit est d'une noirceur extrême et le personnage de Plainview, interprété par un Daniel Day Lewis magistral (PTA a réussi à le garder sous contrôle tout en le laissant jouer à la limite!), se dévoilera petit à petit au détour de quelques scènes et laissera exploser son côté sombre lors d'un final grandiose et inoubliable.
Mais There will be blood n'est pas seulement le film d'un acteur, c'est l'oeuvre d'un réalisateur qui met tout en oeuvre pour arriver à la perfection. Réalisation épurée, beauté des images (merci Robert Elswit), musique en décalage extrême (merci Jonny Greenwood, guitariste de radiohead) et acteurs au diapason. C'est un film qui montre au spectateur la noirceur présente dans le coeur des hommes et la corruption par l'argent sans être pour autant didactique, c'est une oeuvre maitrisée de bout en bout qui deviendra un classique au fil du temps, c'est un film qu'on a envie de voir et revoir malgré sa longueur, c'est un pur chef d'oeuvre!


