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Critique
Auréolé d’un rare prestige avant même sa sortie, considéré comme un nouveau "Citizen Kane", le dernier film de Paul Thomas Anderson avait une réputation plus qu’élogieuse. Arrêtons donc tout de suite de tourner autour du pot et venons en aux faits "There Will Be Blood" est un grand chef d’œuvre, une fresque magistrale doublé d’une réflexion intimiste sur deux des grandes idéologies de l’Amérique. Un équilibre parfait, cérébral sans être prise de tête. Un travail d’orfèvre réalisé par un jeune virtuose qui a décidé de passer la vitesse supérieure.
Certes il y aura du sang mais avant cela il y aura l’étude psychologique de deux personnages toutes deux métaphores de la religion et de la réussite sociale, soit en quelque sorte des piliers du pays de l’oncle Sam. On l’a dit et redit PTA démarre son film par quinze silencieuses minutes ou du moins sans dialogue, quinze minutes qui happeront littéralement le spectateur qui ne pourra plus décrocher une seconde son regard de ce somptueux film. Car d’un point de vue esthétique PTA n’a pas de leçon à prendre. Outre le cadre méconnu, rarement (jamais ?) exploité, qu’il utilise à merveille, PTA incorpore dans "There Will Be Blood" un lot de scènes inoubliables, de grands moments de cinéma que le spectateur aime savourer ébahie.
Mais "There Will Be Blood" dépasse le stade de perfection filmique pour atteindre celui d’œuvre majeure. Oui il y a ici matière à discussion, là où la bonne bio d’Howard Hughes par Scorsese restait trop extérieure et finissait par lasser la densité du film d’Anderson est totale, à la fois dans la grandeur du récit que dans sa multitude d’interprétation. Et puis que dire de la performance oscarisable de Daniel Day Lewis qui imprègne de son jeu magnétique chaque scène, sans cesse sur le fil du rasoir, toujours à la limite du cabotinage sans jamais l’atteindre. On cherche souvent un digne héritier à Kubrick et force est de constater que la fin claustrophobe et excessive du film rappelle Shining, mais PTA n’est pas Kubrick, il est un auteur à part entière. Mieux vaut il donc s’arrêter ici, ne pas en dire trop et laisser à tout à chacun le plaisir de découvrir ce film immense.
Certes il y aura du sang mais avant cela il y aura l’étude psychologique de deux personnages toutes deux métaphores de la religion et de la réussite sociale, soit en quelque sorte des piliers du pays de l’oncle Sam. On l’a dit et redit PTA démarre son film par quinze silencieuses minutes ou du moins sans dialogue, quinze minutes qui happeront littéralement le spectateur qui ne pourra plus décrocher une seconde son regard de ce somptueux film. Car d’un point de vue esthétique PTA n’a pas de leçon à prendre. Outre le cadre méconnu, rarement (jamais ?) exploité, qu’il utilise à merveille, PTA incorpore dans "There Will Be Blood" un lot de scènes inoubliables, de grands moments de cinéma que le spectateur aime savourer ébahie.
Mais "There Will Be Blood" dépasse le stade de perfection filmique pour atteindre celui d’œuvre majeure. Oui il y a ici matière à discussion, là où la bonne bio d’Howard Hughes par Scorsese restait trop extérieure et finissait par lasser la densité du film d’Anderson est totale, à la fois dans la grandeur du récit que dans sa multitude d’interprétation. Et puis que dire de la performance oscarisable de Daniel Day Lewis qui imprègne de son jeu magnétique chaque scène, sans cesse sur le fil du rasoir, toujours à la limite du cabotinage sans jamais l’atteindre. On cherche souvent un digne héritier à Kubrick et force est de constater que la fin claustrophobe et excessive du film rappelle Shining, mais PTA n’est pas Kubrick, il est un auteur à part entière. Mieux vaut il donc s’arrêter ici, ne pas en dire trop et laisser à tout à chacun le plaisir de découvrir ce film immense.


