Bienvenue stranger!
Les enchères
Les jeux
Critique
LA FIEVRE DE L'OR NOIR
Avec son titre en forme de promesse, "There will be blood" ("Il y aura du sang"), le ton est vite donné, et tout le propos du film avec (sans oublier le lettrage pour le moins 'biblique'), Anderson a choisi d'abandonner les strass et paillettes de son style ostentatoire et de se confronter aux racines des Etats-Unis, comme Malick, Leone et Cimino avant lui.
On retrouvera d'ailleurs, ici, les traces de chacun de ces trois illustres prédécesseurs, que ce soit au niveau de la photographie (sèche et précise, presque 'botanique' comme chez Malick) ou au niveau de la direction d'acteurs (des visages, des figures comme chez Leone) ou tout simplement du propos (désespéré comme chez Cimino).
Plus de zooms ni de travellings incessants, plus de musique pop-rock endiablée, mais un style sec et nerveux et de la musique classique, Anderson renierait-il 'son' cinéma ?
Pas vraiment, puisque le spectateur, un peu décontenancé, retrouve une nouvelle fois LE thème récurrent de son oeuvre toute entière : les relations familiales contrariées.
Depuis "Sydney" et son émouvante 'adoption', jusque dans "Punch-Drunk Love" et ses soeurs qui inhibaient le pauvre Barry Egan, en passant par "Boogie Nights" qui voyait Mark Wahlberg chercher une figure paternelle rassurante en Burt Reynolds, tout le cinéma d'Anderson est 'là'. D'ailleurs, on pense ici au duo déchirant formé par Cruise (le fils) et Robards (le père) qui faisait vibrer "Magnolia" de sa rage intérieure.
Pourtant, Anderson va plus loin en brossant le portrait au vitriol d'un magnat du pétrole, haïssant les gens (Daniel Day Lewis livre la performance de toute une vie) et qui s'enfermera dans une solitude déchirante, sans frère (ou de substitution) et sans fils (ou d'adoption).
Rendu fou par l'or noir, il ira même jusqu'à 'tuer Dieu' (le père ET le fils) dans un final terrible (rappelant le début préhistorique de "2001") avant de prononcer ces mots lourds de sens : "I'm finished" ("Je suis fini").
Avec son titre en forme de promesse, "There will be blood" ("Il y aura du sang"), le ton est vite donné, et tout le propos du film avec (sans oublier le lettrage pour le moins 'biblique'), Anderson a choisi d'abandonner les strass et paillettes de son style ostentatoire et de se confronter aux racines des Etats-Unis, comme Malick, Leone et Cimino avant lui.
On retrouvera d'ailleurs, ici, les traces de chacun de ces trois illustres prédécesseurs, que ce soit au niveau de la photographie (sèche et précise, presque 'botanique' comme chez Malick) ou au niveau de la direction d'acteurs (des visages, des figures comme chez Leone) ou tout simplement du propos (désespéré comme chez Cimino).
Plus de zooms ni de travellings incessants, plus de musique pop-rock endiablée, mais un style sec et nerveux et de la musique classique, Anderson renierait-il 'son' cinéma ?
Pas vraiment, puisque le spectateur, un peu décontenancé, retrouve une nouvelle fois LE thème récurrent de son oeuvre toute entière : les relations familiales contrariées.
Depuis "Sydney" et son émouvante 'adoption', jusque dans "Punch-Drunk Love" et ses soeurs qui inhibaient le pauvre Barry Egan, en passant par "Boogie Nights" qui voyait Mark Wahlberg chercher une figure paternelle rassurante en Burt Reynolds, tout le cinéma d'Anderson est 'là'. D'ailleurs, on pense ici au duo déchirant formé par Cruise (le fils) et Robards (le père) qui faisait vibrer "Magnolia" de sa rage intérieure.
Pourtant, Anderson va plus loin en brossant le portrait au vitriol d'un magnat du pétrole, haïssant les gens (Daniel Day Lewis livre la performance de toute une vie) et qui s'enfermera dans une solitude déchirante, sans frère (ou de substitution) et sans fils (ou d'adoption).
Rendu fou par l'or noir, il ira même jusqu'à 'tuer Dieu' (le père ET le fils) dans un final terrible (rappelant le début préhistorique de "2001") avant de prononcer ces mots lourds de sens : "I'm finished" ("Je suis fini").


