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Critique
C’est reparti pour une bonne pantalonnade sur le thème archi-rabaché sexe, alcool et teenagers. Une production Apatow cette fois, ce qui nous permet d’échapper à la vulgarité gavante d’un "American Pie", mais peut laisser craindre un douloureux moment d’ennui poli comme pour le soporifique "En Cloque".
Le résultat est plutôt surprenant, postulant fièrement pour le titre de meilleure comédie de l’année (mais y’en a-t-il eu une potable jusque-là ?...). Greg Mottola organise un festival de postures embarrassées (un peu trop, on a envie de leur foutre des tartes à force) et de dialogues consternants (mais parfaitement assumés). Il possède aussi une sacrée science du casting. McLovin n’a qu’à pousser des cris de fillette, son physique de crevette myope achèvera de plier la salle en quatre.
Le complexe d’infériorité de ces braves gars est touchant, on se concentre alors plus sur eux que sur une intrigue plutôt mince pour un film de 2 heures. "SuperGrave" carbure un peu trop à l’ultra débit de parole façon Woody Allen pour ados, laissant la mise en scène de côté. Quelques longueurs nuisent au film qui sans ça aurait pu être une odyssée endiablée. A l’image de sa plus grande réussite : la virée de McLovin avec les deux flics allumés qui tient toutes ses promesses mais fait très mal à l’autre duo et leur petite querelle amicale. Le film possède un certain cachet 70’s (générique, musique, et même les vêtements), qui mixé à des références très actuelles comme les sites de cul, et d’autres moins attendues (Orson Welles) lui assurent une curieuse intemporalité.
On sent de gros problèmes de rythme, la conclusion est un peu raccroc, mais malgré ces défauts (de jeunesse ?) "SuperGrave" provoque assez souvent l’hilarité pour passer un très bon moment.
Le résultat est plutôt surprenant, postulant fièrement pour le titre de meilleure comédie de l’année (mais y’en a-t-il eu une potable jusque-là ?...). Greg Mottola organise un festival de postures embarrassées (un peu trop, on a envie de leur foutre des tartes à force) et de dialogues consternants (mais parfaitement assumés). Il possède aussi une sacrée science du casting. McLovin n’a qu’à pousser des cris de fillette, son physique de crevette myope achèvera de plier la salle en quatre.
Le complexe d’infériorité de ces braves gars est touchant, on se concentre alors plus sur eux que sur une intrigue plutôt mince pour un film de 2 heures. "SuperGrave" carbure un peu trop à l’ultra débit de parole façon Woody Allen pour ados, laissant la mise en scène de côté. Quelques longueurs nuisent au film qui sans ça aurait pu être une odyssée endiablée. A l’image de sa plus grande réussite : la virée de McLovin avec les deux flics allumés qui tient toutes ses promesses mais fait très mal à l’autre duo et leur petite querelle amicale. Le film possède un certain cachet 70’s (générique, musique, et même les vêtements), qui mixé à des références très actuelles comme les sites de cul, et d’autres moins attendues (Orson Welles) lui assurent une curieuse intemporalité.
On sent de gros problèmes de rythme, la conclusion est un peu raccroc, mais malgré ces défauts (de jeunesse ?) "SuperGrave" provoque assez souvent l’hilarité pour passer un très bon moment.


