Bienvenue stranger!
Les enchères
Les jeux
Critique
En voilà bien un film dont la date de sortie incertaine est tout à fait compréhensible. En effet, que penser de ce Martian Child, mélo guimauve sympathique dans le tout mais profondément ennuyeux dans le fond et la forme. En partant d'un postulat de départ prometteur mais déjà vu (un veuf s'entiche d'un gosse qui s'affirme comme un martien venu de Mars), Menno Meyjes (scénariste de plusieurs Spielberg) à pourtant d'abord l'intelligence de garder tout le long du métrage le mystère autour de l'origine véritable du gamin. Même si la fin en dents de scie ne laisse que peu de possibilités, le talent dégagé par le tout jeune Bobby Coleman et le rôle jusqu'au boutisme qu'il incarne font preuve d'une intelligence certaine de traitement. Mais le vrai point fort du récit réside dans le personnage de David, veuf encore atteint par le décès de sa femme et dont l'amour inébranlable qu'il porte à ce gosse hors-normes finit par toucher ; aidé en cela par une mise en scène élégante et une relation crédible rendues possible par le naturel unique de John Cusack.
Le vrai problème du film tient davantage place dans un rythme de croisière comparable à celui d'un escargot en fin d'âge. Ainsi les péripéties s'enchaînent trop lentement et le film pâtit alors d'un désagréable désintéressement total du spectateur. Le récit s'englue également trop souvent dans la guimauve et semble alors vouloir toucher deux catégories de spectateurs sans jamais arriver à contenter les deux à la fois: les adultes avec David et les enfants (scène inutile de la bataille de ketchup) avec Danny risquent donc vite de se lasser d'une histoire aux aspects extraordinaires mais à l'intérieur trop banal. Pour combler le tout, notons la sous-exploitation de la sublime Amanda Peet, une prod’ indie mais typiquement hollywoodienne et une musique excessive qui surligne avec outrance des dialogues moralisateurs. Rien de bien extraordinaire sur la planète Mars donc…
Le vrai problème du film tient davantage place dans un rythme de croisière comparable à celui d'un escargot en fin d'âge. Ainsi les péripéties s'enchaînent trop lentement et le film pâtit alors d'un désagréable désintéressement total du spectateur. Le récit s'englue également trop souvent dans la guimauve et semble alors vouloir toucher deux catégories de spectateurs sans jamais arriver à contenter les deux à la fois: les adultes avec David et les enfants (scène inutile de la bataille de ketchup) avec Danny risquent donc vite de se lasser d'une histoire aux aspects extraordinaires mais à l'intérieur trop banal. Pour combler le tout, notons la sous-exploitation de la sublime Amanda Peet, une prod’ indie mais typiquement hollywoodienne et une musique excessive qui surligne avec outrance des dialogues moralisateurs. Rien de bien extraordinaire sur la planète Mars donc…


