La Ronde de nuit
Nightwatching- PAYS :Royaume-Uni, Pays-Bas, Pologne, Allemagne, France, Canada
- ANNÉE DE PRODUCTION :2007
- DATE DE SORTIE :27 février 2008
- GENRE :Historique, Drame, Biographie
- DURÉE :134 MIN
- REALISATEUR : Peter Greenaway
- ACTEURS :Martin Freeman, Emily Holmes, Michael Teigen, Toby Jones, Jodhi May
- BUDGET : 7,5 millions de dollars
- Format de tournage : 35 mm
- Ratio d'image : 2.35
- Couleur
Malgré un traitement pour le moins original, ce biopic autour d'une célèbre toile de Rembrandt pèche par un excès de zèle et une mise en scène trop outrancière.
En effet, ce qui fonde le côté atypique de cette biographie a pour corollaire une dénaturation de la mise en scène qui revêt alors un caractère factice et excessif.
Le choix d'une optique théâtrale et de décor minimaliste permet certes des jeux de clair-obscur magnifiques rappelant les toiles de l'artiste mais atténue par là même l'immersion au sein de l'objet cinématographique. Le récit est beaucoup trop expansif à tel point qu'aucune seconde ne permet la contemplation en silence de l'esthétique du métrage de Greenaway. Enfin, la double intrigue autour du célèbre tableau la Ronde de Nuit et l'imbrication des trois amantes de l'artiste offre une lecture relativement sibylline de l'intrigue brouillant les relations entre les différents personnages.
Alors, certes, rares sont les oeuvres cinématographiques à offrir une telle richesse émotionnelle dans la reconstitution picturale de la vie d'un peintre. Greenaway glisse de multiples références aux toiles, gravures et dessins du Maître (le boeuf écorché, Titus, le lit à la française) et parvient à une alchimie stupéfiante entre peinture et cinéma, les deux arts s'emboîtant de façon magistrale.
On regrettera une mise en scène trop lourde qui empêche une convergence émotionnelle du spectateur vers cet effort esthétique tout à fait louable. Finalement, ce paradoxe entre le faste de la réalisation et la décadence de Rembrandt demeurera comme ce que l'on retiendra de la Ronde de Nuit , cette dernière se concluant par « des kilomètres d'obscurité peinte » et un générique silencieux et libérateur.
En effet, ce qui fonde le côté atypique de cette biographie a pour corollaire une dénaturation de la mise en scène qui revêt alors un caractère factice et excessif.
Le choix d'une optique théâtrale et de décor minimaliste permet certes des jeux de clair-obscur magnifiques rappelant les toiles de l'artiste mais atténue par là même l'immersion au sein de l'objet cinématographique. Le récit est beaucoup trop expansif à tel point qu'aucune seconde ne permet la contemplation en silence de l'esthétique du métrage de Greenaway. Enfin, la double intrigue autour du célèbre tableau la Ronde de Nuit et l'imbrication des trois amantes de l'artiste offre une lecture relativement sibylline de l'intrigue brouillant les relations entre les différents personnages.
Alors, certes, rares sont les oeuvres cinématographiques à offrir une telle richesse émotionnelle dans la reconstitution picturale de la vie d'un peintre. Greenaway glisse de multiples références aux toiles, gravures et dessins du Maître (le boeuf écorché, Titus, le lit à la française) et parvient à une alchimie stupéfiante entre peinture et cinéma, les deux arts s'emboîtant de façon magistrale.
On regrettera une mise en scène trop lourde qui empêche une convergence émotionnelle du spectateur vers cet effort esthétique tout à fait louable. Finalement, ce paradoxe entre le faste de la réalisation et la décadence de Rembrandt demeurera comme ce que l'on retiendra de la Ronde de Nuit , cette dernière se concluant par « des kilomètres d'obscurité peinte » et un générique silencieux et libérateur.
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LA COMMUNAUTE
CLIQUEZ ICI POUR REAGIR!| 17/04/2008 00:27 par Calimero_1 Franchement, ce réalisateur ne mérite pas ça, il me semble. [Mode Calimero on] C’est bien injuste, tout ça… [Mode Calimero off]:love:
LIRE LA SUITE | |
| 15/04/2008 07:20 par Calamity
Mais bon, ça veut pas dire grand chose, hein…
En effet, je te rassure ce film ne veut pas dire grand chose…
C’est juste une sorte de polar, avec une fin “un peu” lourdingue (cf. la leçon explicative… :zen :).
Néanmoins, le film ne méritait pas d’être si peu distribué. Certes, on est [...] LIRE LA SUITE | |
| 14/04/2008 23:14 par dodeskaden
Mais bon, ça veut pas dire grand chose, hein…
En effet, je te rassure ce film ne veut pas dire grand chose…
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