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Critique
"Folie meurtrière" souffre d'un handicap de poid:
Il est rapidement fastidieux de se passionner pour une enquête quand, avançant par à-coup et de façon désordonnée, elle navigue entre énormes invraisemblances et suspects potentiels plus jetés a l’écran que véritablement travaillés.
Ainsi, lorsque apparaissent simultanément à la 50eme minute deux oncles et une tante de la jeune victime, un artiste spécialisé dans les nus d’enfants et trois employés de maison, le spectateur peut abandonner tout espoir de découvrir l’assassin : toutes les combinaisons étant possibles, le jeu perd de sa saveur et ne reste plus qu’à attendre la révélation choisie dans sa panoplie par le scénariste.
Privé de jeu, l’esprit se retrouve libre de se consacrer pleinement a la forme du film.
Doublage a la truelle, aussi bien en Français qu’en Anglais, montage rendant pénible plus d’une scène (la camera fixant chaque acteur prenant la parole, c’est la promesse de 50 plans pour trois minutes de dialogue entre quatre murs), dialogues ridicules ou franchement surréalistes (L’inspecteur à l’un des suspects : "T'as intérêt a me répondre si tu veux que j'oublie qu'on t'a pincé la semaine dernière dans un bordel avec une fille de 12 ans") font qu’il y a plus d’un moment ou l’on s’attend à voir surgir l’inspecteur Derrick de derrière une porte...
Même la tentative, audacieuse pour l’époque, d’exposer le poids de l’enquête sur la vie privée de l’inspecteur prête a sourire : sa femme au bord de l’hystérie quand il rentre tard ou bande mou semble au final plus avoir été rajoutée pour booster le quota « plans- gratuits-sur-poitrine-dénudée » qu’autre chose.
L’affaire serait entendue si une poignée de scènes superbes ne venaient sauver le tout du rayon Triple Z : l’ouverture du film (son inventive et plastiquement superbe décapitation a l’excavatrice) et son milieu (son inventive et plastiquement superbe attaque a la fraiseuse).
Mais "chassez le naturel...", un joli plan subjectif ou le tueur guette sa proie par le trou d’une serrure est gâché trois seconde plus tard quand la porte est filmée de l’intérieur, une clé obstruant le trou !
Dommage donc mais, au final, cette "Folie" ou l’on passe plus de temps à rire ou bailler qu’à frémir ne s’avère recommandable qu’aux complettistes du genre.
Il est rapidement fastidieux de se passionner pour une enquête quand, avançant par à-coup et de façon désordonnée, elle navigue entre énormes invraisemblances et suspects potentiels plus jetés a l’écran que véritablement travaillés.
Ainsi, lorsque apparaissent simultanément à la 50eme minute deux oncles et une tante de la jeune victime, un artiste spécialisé dans les nus d’enfants et trois employés de maison, le spectateur peut abandonner tout espoir de découvrir l’assassin : toutes les combinaisons étant possibles, le jeu perd de sa saveur et ne reste plus qu’à attendre la révélation choisie dans sa panoplie par le scénariste.
Privé de jeu, l’esprit se retrouve libre de se consacrer pleinement a la forme du film.
Doublage a la truelle, aussi bien en Français qu’en Anglais, montage rendant pénible plus d’une scène (la camera fixant chaque acteur prenant la parole, c’est la promesse de 50 plans pour trois minutes de dialogue entre quatre murs), dialogues ridicules ou franchement surréalistes (L’inspecteur à l’un des suspects : "T'as intérêt a me répondre si tu veux que j'oublie qu'on t'a pincé la semaine dernière dans un bordel avec une fille de 12 ans") font qu’il y a plus d’un moment ou l’on s’attend à voir surgir l’inspecteur Derrick de derrière une porte...
Même la tentative, audacieuse pour l’époque, d’exposer le poids de l’enquête sur la vie privée de l’inspecteur prête a sourire : sa femme au bord de l’hystérie quand il rentre tard ou bande mou semble au final plus avoir été rajoutée pour booster le quota « plans- gratuits-sur-poitrine-dénudée » qu’autre chose.
L’affaire serait entendue si une poignée de scènes superbes ne venaient sauver le tout du rayon Triple Z : l’ouverture du film (son inventive et plastiquement superbe décapitation a l’excavatrice) et son milieu (son inventive et plastiquement superbe attaque a la fraiseuse).
Mais "chassez le naturel...", un joli plan subjectif ou le tueur guette sa proie par le trou d’une serrure est gâché trois seconde plus tard quand la porte est filmée de l’intérieur, une clé obstruant le trou !
Dommage donc mais, au final, cette "Folie" ou l’on passe plus de temps à rire ou bailler qu’à frémir ne s’avère recommandable qu’aux complettistes du genre.


