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Critique
"Survivre avec les loups" est une histoire simple, linéaire, marquée par les saisons de la nature. Il s'agit d'un voyage inutile et absurde qui se transforme en Odyssée du courage, de la ténacité, de l'héroïsme pour une fillette qui répond à la cruauté de la guerre par l'énergie et l'obstination. Misha, sous ses airs de "Petit Chaperon Rouge" à l'envers, avec sa cape en linoleum volée dans un repère d'officiers nazis, deviendra l'amie des loups : ils la réchaufferont la nuit, partageront le butin de leurs chasses avec. Car en temps de guerre, le pire animal, c'est l'homme.
Parmi les hommes, il y a tout de même les justes, ceux qui ont risqué leur vie pour sauver les victimes de la barbarie et de l'extérmination organisée, comme la femme qui, par amour, éloigne Misha de Bruxelles; il y a également les profiteurs, dont la bienveillance est intéressée et hypocrite, comme la femme qui héberge Misha et s'amuse de lui faire manger du cochon ; et il y a les bons, qui sont ceux qui aident le mieux qu'ils le peuvent.
Et puis il y a ceux qu'on n'entraperçoit seulement, par qui le mal arrive, qui sèment la peine et l'injustice sur leur passage, ceux que Misha parvient à déjouer, parce qu'avec ses idées fortes, simples, humaines et sensibles, elle est plus forte qu'eux : l'héroïsme n'a jamais été de gagner une guerre, l'héroïsme, c'est de risquer tout pour retrouver sa mère et son père, quand justement c'est l'injustice qui les a enlevés.
La leçon du film, c'est que l'homme est parfois capable d'adoucir la sauvagerie de la nature. Et le même homme qui a cette capacité insigne d'amener petit à petit la nature à devenir bienveillante, c'est lui qui brutalement, peut devenir le barbare et le sauvage lui-même, et montrer les crocs aux autres hommes. Survivre avec les loups, c'est aussi survivre avec soi-même, et savoir traverser ses propres hivers sans céder.
Parmi les hommes, il y a tout de même les justes, ceux qui ont risqué leur vie pour sauver les victimes de la barbarie et de l'extérmination organisée, comme la femme qui, par amour, éloigne Misha de Bruxelles; il y a également les profiteurs, dont la bienveillance est intéressée et hypocrite, comme la femme qui héberge Misha et s'amuse de lui faire manger du cochon ; et il y a les bons, qui sont ceux qui aident le mieux qu'ils le peuvent.
Et puis il y a ceux qu'on n'entraperçoit seulement, par qui le mal arrive, qui sèment la peine et l'injustice sur leur passage, ceux que Misha parvient à déjouer, parce qu'avec ses idées fortes, simples, humaines et sensibles, elle est plus forte qu'eux : l'héroïsme n'a jamais été de gagner une guerre, l'héroïsme, c'est de risquer tout pour retrouver sa mère et son père, quand justement c'est l'injustice qui les a enlevés.
La leçon du film, c'est que l'homme est parfois capable d'adoucir la sauvagerie de la nature. Et le même homme qui a cette capacité insigne d'amener petit à petit la nature à devenir bienveillante, c'est lui qui brutalement, peut devenir le barbare et le sauvage lui-même, et montrer les crocs aux autres hommes. Survivre avec les loups, c'est aussi survivre avec soi-même, et savoir traverser ses propres hivers sans céder.


