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Présentateur vedette : La Légende de Ron Burgundy
Anchorman : The Legend of Ron Burgundy, États-Unis, 2004
Critique
En ce moment, les américains sont plutôt en veine pour nous servir des comédies bien barrées, dans des contextes assez insolites. Avec "Présentateur vedette : La Légende de Ron Burgundy", le terrain de jeu est l’impitoyable petit monde des télés locales dans les années 70. Le film n'atteint cependant pas le de gré de folie douce et beauf de Talladega Nights.
Rétrospectivement, on se rend d'ailleurs compte que la formule est bien rôdée. Un personnage à qui tout réussi, le meilleur dans son domaine, bête, suffisant, arrogant, prétentieux, très premier degré, entouré de faire-valoir plus stupides les uns que les autres, rencontre un adversaire qui est son exact opposé (ici une femme, dans Ricky Bobby, un français homo). Un évènement vient le mettre plus bas que terre, mais notre héros finira tant bien que mal par triompher et retrouver sa place.
La même équipe est à l’oeuvre, du réalisateur Adam McKay aux acteurs, avec en tête le showman Will Ferrell.
Malgré la recette trop voyante (la réalisation est ici trop plate pour masquer le schéma type), les gags sont toujours efficaces et le casting complètement investi. "Ron Burgundy" est moins riche en gags que les films de la période ZAZ, mais plus concentré sur une (auto?)direction d'acteur impeccable, de Steve Carrell en présentateur météo écervelé à la Christina Applegate de "Mariés, deux enfants" en rivale femelle.
Là aussi, le rythme est irrégulier (quelques longueurs dans la deuxième moitié), mais il y a suffisamment d'excellents gags pour passer un très bon moment. Il est dommage que pour l'instant distributeurs et public français boudent cette - peu - fine équipe.
Rétrospectivement, on se rend d'ailleurs compte que la formule est bien rôdée. Un personnage à qui tout réussi, le meilleur dans son domaine, bête, suffisant, arrogant, prétentieux, très premier degré, entouré de faire-valoir plus stupides les uns que les autres, rencontre un adversaire qui est son exact opposé (ici une femme, dans Ricky Bobby, un français homo). Un évènement vient le mettre plus bas que terre, mais notre héros finira tant bien que mal par triompher et retrouver sa place.
La même équipe est à l’oeuvre, du réalisateur Adam McKay aux acteurs, avec en tête le showman Will Ferrell.
Malgré la recette trop voyante (la réalisation est ici trop plate pour masquer le schéma type), les gags sont toujours efficaces et le casting complètement investi. "Ron Burgundy" est moins riche en gags que les films de la période ZAZ, mais plus concentré sur une (auto?)direction d'acteur impeccable, de Steve Carrell en présentateur météo écervelé à la Christina Applegate de "Mariés, deux enfants" en rivale femelle.
Là aussi, le rythme est irrégulier (quelques longueurs dans la deuxième moitié), mais il y a suffisamment d'excellents gags pour passer un très bon moment. Il est dommage que pour l'instant distributeurs et public français boudent cette - peu - fine équipe.


