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Critique
Troisième long métrage d'Erick Zonca qui avait commencé sa carrière par le succès de La vie rêvée des anges et qu'on retrouve ici Outre Atlantique, Julia se pose à la croisée des genres pour un voyage déconcertant sur les pas de son attachante héroïne.
Julia est une alcoolique paumée, qui voit dans la triste histoire de sa voisine l'occasion de faire enfin tourner la roue en sa faveur en imaginant un plan pour le moins bancal. En enlevant le fils de cette dernière elle espère faire payer à son riche grand père une rançon qui lui permettra de changer de vie mais elle s'embarque de fait dans une galère, qui l'amènera dans un chaos intérieur autant que dans celui d'un kidnapping qui tourne mal.
Julia est ainsi avant tout le portrait de cette femme au bout du rouleau d'une vie sans but, que Zonca ne juge jamais sans non plus glorifier ses actes. Avec ses erreurs et ses errements elle demeure attachante de par sa force de caractère inébranlable et par le changement psychologique qu'induit son parcours au côté du petit garçon, révélant une fragilité et une humanité maternelle probablement enfouie sous les Vodka Tonic jusque là.
A ce portrait s'ajoutent un film social sur l'Amérique d'en bas et un thriller lorsque le scénario nous emmène au Mexique. Zonca filme son histoire à hauteur d'homme, à l'épaule et sait se faire nerveux et intense dans sa dernière partie à rebondissements qui nous offre une vision inquiétante de Tijuana. Il tire le meilleur de ses comédiens, l'étonnante Tilda Swinton en tête qui fait preuve d'une implication de tous les instants rendant sa Julia plus vraie que nature.
Avec ce road movie riche et humain, Zonca trouve une belle terre d'asile aux États Unis et livre un portrait déroutant d'une femme pas comme les autres.
Julia est une alcoolique paumée, qui voit dans la triste histoire de sa voisine l'occasion de faire enfin tourner la roue en sa faveur en imaginant un plan pour le moins bancal. En enlevant le fils de cette dernière elle espère faire payer à son riche grand père une rançon qui lui permettra de changer de vie mais elle s'embarque de fait dans une galère, qui l'amènera dans un chaos intérieur autant que dans celui d'un kidnapping qui tourne mal.
Julia est ainsi avant tout le portrait de cette femme au bout du rouleau d'une vie sans but, que Zonca ne juge jamais sans non plus glorifier ses actes. Avec ses erreurs et ses errements elle demeure attachante de par sa force de caractère inébranlable et par le changement psychologique qu'induit son parcours au côté du petit garçon, révélant une fragilité et une humanité maternelle probablement enfouie sous les Vodka Tonic jusque là.
A ce portrait s'ajoutent un film social sur l'Amérique d'en bas et un thriller lorsque le scénario nous emmène au Mexique. Zonca filme son histoire à hauteur d'homme, à l'épaule et sait se faire nerveux et intense dans sa dernière partie à rebondissements qui nous offre une vision inquiétante de Tijuana. Il tire le meilleur de ses comédiens, l'étonnante Tilda Swinton en tête qui fait preuve d'une implication de tous les instants rendant sa Julia plus vraie que nature.
Avec ce road movie riche et humain, Zonca trouve une belle terre d'asile aux États Unis et livre un portrait déroutant d'une femme pas comme les autres.


