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Critique
Entre ovni et hommage amoureux au 7ème art, J’ai toujours rêvé d’être un gangster est structuré selon quatre sketches liés entre eux par un lieu unique, une cafétéria d’autoroute. Un emplacement cinématographique par excellence ici nombril désert et isolé où se croisent pêle-mêle délinquants à la petite semaine, has been de la chanson, kidnappeurs débutants et ex rois du hold-up, galerie de loosers en détresse plutôt que véritables scélérats.
Auteur de l’objet, l’artiste Samuel Benchetrit a conçu son travail à la façon Tarantino. Un assemblage formellement bizarroïde et décalé dont l’intitulé du chapitre number one donne immédiatement le ton. Il s’agit bien là d’un concentré jubilatoire de clins d’œil au film de gangster des années 50, à la commedia dell’arte, au cinéma muet, et à l’humour nawak des Deschiens. Tourné en noir et blanc, le film diffuse un parfum discontinu de mélancolie et de nostalgie, jusque dans une bande son entêtante. Il est néanmoins fignolé avec modernité, selon une mise en scène dans le vent, élégante dans ses enchaînements.
Formidables dans leur interprétation, le minable Edouard Baer, le racé Jean Rochefort, le duo fini Arno / Bashung et l’insolente madame Benchetrit à la ville communiquent notamment leur épanouissement évident dans leur participation à la sauterie. Un film sur la solitude, la vieillesse et une certaine misère sociale, délicieusement teinté de second degré, d’absurde et de cynisme. J’ai toujours rêvé d’être un gangster est un exercice de style bienvenu, rafraîchissant dans la grâce et la poésie qu’il transmet et duquel on ressort à la fois baba, ému et joyeux. Et c’est bien là l’essentiel …
Auteur de l’objet, l’artiste Samuel Benchetrit a conçu son travail à la façon Tarantino. Un assemblage formellement bizarroïde et décalé dont l’intitulé du chapitre number one donne immédiatement le ton. Il s’agit bien là d’un concentré jubilatoire de clins d’œil au film de gangster des années 50, à la commedia dell’arte, au cinéma muet, et à l’humour nawak des Deschiens. Tourné en noir et blanc, le film diffuse un parfum discontinu de mélancolie et de nostalgie, jusque dans une bande son entêtante. Il est néanmoins fignolé avec modernité, selon une mise en scène dans le vent, élégante dans ses enchaînements.
Formidables dans leur interprétation, le minable Edouard Baer, le racé Jean Rochefort, le duo fini Arno / Bashung et l’insolente madame Benchetrit à la ville communiquent notamment leur épanouissement évident dans leur participation à la sauterie. Un film sur la solitude, la vieillesse et une certaine misère sociale, délicieusement teinté de second degré, d’absurde et de cynisme. J’ai toujours rêvé d’être un gangster est un exercice de style bienvenu, rafraîchissant dans la grâce et la poésie qu’il transmet et duquel on ressort à la fois baba, ému et joyeux. Et c’est bien là l’essentiel …
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