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Didine
Critique
Jeune mais plus toute fraîche, délurée, célibataire (of course), rêveuse, Didine est l'héroïne de ce film éponyme censé séduire toutes les femmes trentenaires quadra, et les célibataires en général. Libre, sans attache, Didine se sert des hommes sans vraiment le vouloir ou l'assumer jusqu'à ce qu'elle rencontre l'homme, le vrai. Le tout grâce à un joyeux concours de circonstances, qui lui fera rencontrer une vieille dame seule et cynique, flirter avec l'ex de sa meilleure amie maniaco-dépressive (sans attache, la Didine, on vous dit), et travailler avec une ado mi-naïve mi-"cast idéal pour confessions intimes, section racailles". Ca promet...
Et c'est
là tout le problème, on aurait adoré voir une Bridget Jones à la française,
mêlant humour, romance, émotions, mais le réalisateur n'arrive pas encore à se
défaire de ses mauvaises habitudes : des silences pesants, des dialogues
parfois trop écrits donc absolument pas naturels, un manque de rythme, une
musique trop absente. Le film vaut surtout pour la qualité de ses interprètes,
et quels acteurs ! Géraldine Pailhas trouve enfin un premier rôle à sa hauteur
où l'étendue de son jeu et de sa beauté est dévoilée. L'alchimie avec son
compagnon à la ville, Christopher Thompson est évidente. Mais les seconds rôles
ne sont pas en reste, avec une mention spéciale à Julie Ferrier, comédienne
très prometteuse, la "tatie Danielle", Edith Scob, délicieusement
sarcastique, et même la mèche folle Benjamin Biolay, pour sa première
expérience au cinéma, donne une fragilité touchante à son personnage.
On aurait
peut-être eu droit à l'une des plus jolies comédies romantiques françaises de
2008, si ce formidable casting avait bénéficié d'une réalisation plus dynamique
et inspirée, dommage.


