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Critique
Un accident, une miraculée, un lieu abandonné étrangement attractif, des apparitions diaboliques, une dimension parallèle : le décor est posé. Comparable à un épisode de la quatrième dimension Carnival of souls s'en distingue cependant par sa durée et son imagerie qui reste gravée irrémédiablement dans les mémoires et hante ceux qui l'ont vus.
D'ailleurs la plupart de ce qui a pu se faire d'intéressant dans le domaine de l'épouvante depuis les années 70 doit quelque chose à Carnival of souls. Les amateurs de Tim Burton, David Lynch ou de John Carpenter entre autre retrouveront avec étonnement dans l'imagerie et l'atmosphère du film d'Herk Harvey, cinéaste inconnu en France, des traces de ce qui aura pu les ensorceler dans des films comme Beetlejuice, Lost Highway, ou l'Antre de la folie.
Tourné avec peu de moyens et en très peu de temps, la qualité du scénario qui tient parfaitement la route sans pourtant être exceptionnel, la mise en scène épurée, simple mais extraordinairement efficace ainsi que l'utilisation magistrale du son et de la musique participent à la folie ambiante et font de Carnival of souls un film majeur malheureusement trop longtemps resté inédit chez nous.


