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Critique
Paroifs considéré comme un western mineur des années 50, l’Homme qui n’a pas d’étoile n’en reste pas moins très intéressant à de nombreux niveaux. Evidemment, la performance de Kirk Douglas, qui étrennait ici sa maison de production, est la plus évidente qualité du film. Parfaitement à l’aise entre ironie et violence froide, l’acteur trouve peut-être ici son rôle de cow-boy le plus emblématique. A l’image de son personnage principal, l’ensemble de l’œuvre visite tous les clichés du genre, mais sans les remettre en question, comme ce sera plus tard le cas dans Rio Bravo ou dans la Prisonnière du désert. Les petites pointes d’originalité sont plus ou moins volontaires. Pour exemple la relation plus qu’ambiguë entre Douglas et son protégé (le primesautier William Campbell) à peine contrebalancée par l’amourette entre le héros et la ravissante Jeanne Crain.
Une certaine mélancolie commence à poindre, et les réflexions sur les barbelés qui se mettent à sillonner les plaines de l’Ouest annoncent le crépusculaire Seuls sont les indomptés (toujours avec Douglas). L’Homme qui n’a pas d’étoile se situe presque exactement à la charnière du western, comme l’un des derniers films à assumer totalement sa mythologie, avec de surcroît une bonne humeur communicative.
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