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Critique
"Straightheads" s’inscrit dans le sous-genre d’exploitation du rape and revenge, plus très courant de nos jours, qui a eu ses heures de gloire dans les années 70 avec des films comme "I spit on your grave".
C’est avec plaisir et étonnement que l’on retrouve la mythique interprète de Dana Scully, l’actrice Gillian Anderson. Plaisir de la voir dans un premier rôle dramatique, étonnement devant la teneur de celui-ci. Tour à tour séductrice, victime, et vengeresse, elle est l’atout principal de ce petit film anglais.
Avec une réalisation clinique, la structure très programmatique du genre est d’abord respectée, jusqu’au drame charnière. Puis "Straightheads" se pare d’atours de film d’auteur qui collent mal au malaise suscité par ces films. L’ambiance froide des premières scènes intrigue mais laisse vite place à des circonvolutions dramatiques maladroites. Par l’adjonction d’un allié masculin présenté comme impuissant, le film tente de déjouer les attentes du spectateur. A la fois conscience et ressort scénaristique pratique, il diminue la dimension du personnage féminin. On verse alors dans le psychologique plus que dans la basique catharsis du genre.
L’angle aurait pu être judicieux s’il n’était pas traité aussi timidement, jusqu’au ridicule dans ses derniers retournements de situation. Du coup on se met à regretter le bain de sang et l’expéditive justice nauséabonde du genre, mais plus que tout, son incroyable dimension cinématographique, totalement absente ici.
Mais bon, pour Gillian, ça se regarde...
C’est avec plaisir et étonnement que l’on retrouve la mythique interprète de Dana Scully, l’actrice Gillian Anderson. Plaisir de la voir dans un premier rôle dramatique, étonnement devant la teneur de celui-ci. Tour à tour séductrice, victime, et vengeresse, elle est l’atout principal de ce petit film anglais.
Avec une réalisation clinique, la structure très programmatique du genre est d’abord respectée, jusqu’au drame charnière. Puis "Straightheads" se pare d’atours de film d’auteur qui collent mal au malaise suscité par ces films. L’ambiance froide des premières scènes intrigue mais laisse vite place à des circonvolutions dramatiques maladroites. Par l’adjonction d’un allié masculin présenté comme impuissant, le film tente de déjouer les attentes du spectateur. A la fois conscience et ressort scénaristique pratique, il diminue la dimension du personnage féminin. On verse alors dans le psychologique plus que dans la basique catharsis du genre.
L’angle aurait pu être judicieux s’il n’était pas traité aussi timidement, jusqu’au ridicule dans ses derniers retournements de situation. Du coup on se met à regretter le bain de sang et l’expéditive justice nauséabonde du genre, mais plus que tout, son incroyable dimension cinématographique, totalement absente ici.
Mais bon, pour Gillian, ça se regarde...


