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Cortex
Critique
PROMESSES.
Boukhrief ne ressemble à aucun autre jeune réalisateur français connu.
L'homme, au talent protéiforme épatant, dispose à satiété d'un appareil digestif hors du commun !
En effet, le cinéma de Boukhrief ne serait rien sans la faculté du bonhomme à digérer plus vite qu'une vache douairière la moindre de ses influences discrètes, au contraire d'un Tarantino, par exemple, qui a fait de ses influences, revendiquées au porte-voix, la devanture 'bling-bling' de son talent, tout aussi indéniable.
Avec "Cortex", nouveau pas dans l'évident projet d'explorer tous les genres référencés du cinéma d'exploitation, entamé avec "Le Convoyeur", Boukhrief façonne à son image débrayée de jean-foutre mal rasé le film de pensionnat le plus passionnant depuis le déjà lointain "Suspiria" (il y a bien eu le formidable "Dark Waters" de Mariano Baino mais personne n'a pris la peine d'en parler en France).
Même lumière, même angoisse latente, mêmes couloirs interminables, mêmes aiguilles, mêmes chaires meurtries, mêmes mains gantées d'assassin féminin perfide en diable.
Mais, alors que Jessica Harper exaspérait à force de mimiques insupportables, le sublime Dussolier (autant que le casting tout entier) passionne, intrigue et accroche inexorablement l'attention du spectateur pourtant brinquebalé dans un récit claustrophobique (presque hermétique) et alambiqué fait de chausse-trappes, d'à-coups et d'ellipses vertigineuses (à l'image de la maladie dépeinte dans le film).
"Cortex" est aussi complexe, étouffant et lent qu'il est dense et peuplé (jamais arrière-plans de cinéma n'avaient été si passionnants à observer depuis la disparition de Kubrick).
Une belle leçon de cinéma 'à l'ancienne', sûre d'elle et généreuse.
Boukhrief ne ressemble à aucun autre jeune réalisateur français connu.
L'homme, au talent protéiforme épatant, dispose à satiété d'un appareil digestif hors du commun !
En effet, le cinéma de Boukhrief ne serait rien sans la faculté du bonhomme à digérer plus vite qu'une vache douairière la moindre de ses influences discrètes, au contraire d'un Tarantino, par exemple, qui a fait de ses influences, revendiquées au porte-voix, la devanture 'bling-bling' de son talent, tout aussi indéniable.
Avec "Cortex", nouveau pas dans l'évident projet d'explorer tous les genres référencés du cinéma d'exploitation, entamé avec "Le Convoyeur", Boukhrief façonne à son image débrayée de jean-foutre mal rasé le film de pensionnat le plus passionnant depuis le déjà lointain "Suspiria" (il y a bien eu le formidable "Dark Waters" de Mariano Baino mais personne n'a pris la peine d'en parler en France).
Même lumière, même angoisse latente, mêmes couloirs interminables, mêmes aiguilles, mêmes chaires meurtries, mêmes mains gantées d'assassin féminin perfide en diable.
Mais, alors que Jessica Harper exaspérait à force de mimiques insupportables, le sublime Dussolier (autant que le casting tout entier) passionne, intrigue et accroche inexorablement l'attention du spectateur pourtant brinquebalé dans un récit claustrophobique (presque hermétique) et alambiqué fait de chausse-trappes, d'à-coups et d'ellipses vertigineuses (à l'image de la maladie dépeinte dans le film).
"Cortex" est aussi complexe, étouffant et lent qu'il est dense et peuplé (jamais arrière-plans de cinéma n'avaient été si passionnants à observer depuis la disparition de Kubrick).
Une belle leçon de cinéma 'à l'ancienne', sûre d'elle et généreuse.


