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Critique
Alzheimer est une maladie qu'on a envie d'oublier. Elle fait peur, elle plonge dans l'inconnu, l'inconnu de soi, des autres, des souvenirs. Sur ce thème particulièrement angoissant, Nicolas Boukhrief réalise un film lent, silencieux et qui est porté avec brio par André Dussolier de bout en bout.
La finesse du film est de ne pas avancer comme un polar classique, mais plutôt de jouer sur la fragilité de la mémoire de cet ancien flic à la retraite qui peu à peu retrouve ses réflexes et ses intuitions de toujours. Au sein de "La résidence", clinique privée qui semble être l'unique solution pour ces malades en mal de souvenirs, se cache un tueur en série.
Loin des clichés, l'angoisse et la tendresse se glissent comme de lointains souvenirs sur chacun des visages des acteurs qui jouent leur rôle avec beaucoup de retenue, l'intrigue devient alors secondaire, et c'est bien Dussolier que l'on suit et avec lui que l'on cherche des moyens de se souvenir à tout prix pour dénouer ces étranges disparitions.
Alzheimer est une maladie qu'on a envie d'oublier... Boyer lui se souvient qu'il est un bon flic et sort grandit et libéré de cette histoire et retrouve aussi un peu le fil de sa vie. Mais alors que l'on reprend le court de la nôtre, on sort de la séance en essayant de tout se rappeler du film, notamment les exercices mnémotechniques de Pascal Elbé et on partage un peu l'angoisse de cet anti-héros et on se surprend à murmurer : 4 mille 3 cent 21...
La finesse du film est de ne pas avancer comme un polar classique, mais plutôt de jouer sur la fragilité de la mémoire de cet ancien flic à la retraite qui peu à peu retrouve ses réflexes et ses intuitions de toujours. Au sein de "La résidence", clinique privée qui semble être l'unique solution pour ces malades en mal de souvenirs, se cache un tueur en série.
Loin des clichés, l'angoisse et la tendresse se glissent comme de lointains souvenirs sur chacun des visages des acteurs qui jouent leur rôle avec beaucoup de retenue, l'intrigue devient alors secondaire, et c'est bien Dussolier que l'on suit et avec lui que l'on cherche des moyens de se souvenir à tout prix pour dénouer ces étranges disparitions.
Alzheimer est une maladie qu'on a envie d'oublier... Boyer lui se souvient qu'il est un bon flic et sort grandit et libéré de cette histoire et retrouve aussi un peu le fil de sa vie. Mais alors que l'on reprend le court de la nôtre, on sort de la séance en essayant de tout se rappeler du film, notamment les exercices mnémotechniques de Pascal Elbé et on partage un peu l'angoisse de cet anti-héros et on se surprend à murmurer : 4 mille 3 cent 21...


