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Critique
Il y a ceux derrière la porte, et ceux qui en ressortent, pourris par le chagrin et la cruauté de la vie. La réalisatrice ne montre jamais de face la maladie et la mort mais préfère s’intéresser à leurs conséquences sur l’entourage des malades. Ainsi se croisent Bertrand et Lorraine, deux personnages intéressants (Lorraine sublimée par l’incroyable prestation d’Emmanuelle Devos) qui vont s’aimer, se chercher et se consoler l’un et l’autre dans un moment charnière de leur existence amoureuse. Tiraillés entre la culpabilité envers l’être aimé et le désir de se détacher de leurs chaînes pour respirer un autre air que celui des couloirs de l’hôpital (filmé dans toute sa froideur), ils vont tenter une parenthèse sentimentale salvatrice.
Si le film est intéressant dans le traitement des deux sujets auxquels il s’intéresse : la maladie et son impact sur l’entourage, et la naissance d’une histoire d’amour, il manque cruellement d’intensité. La pudeur de certaines scènes contraste hautement avec le côté « sordide » de certaines autres séquences. En outre, à trop être gris, monotone et austère, le long métrage d’Anne Le Ny perd en sincérité et donc en émotion. Le film est triste et blafard dans le sens où il reste d’un bout à l’autre plombé par des dialogues parfois trop écrits, et des excès de noirceur trop appuyés. Il lui manque, même s’il reste réussi d’un point de vue technique, un peu de chaleur humaine et de cœur.
Si le film est intéressant dans le traitement des deux sujets auxquels il s’intéresse : la maladie et son impact sur l’entourage, et la naissance d’une histoire d’amour, il manque cruellement d’intensité. La pudeur de certaines scènes contraste hautement avec le côté « sordide » de certaines autres séquences. En outre, à trop être gris, monotone et austère, le long métrage d’Anne Le Ny perd en sincérité et donc en émotion. Le film est triste et blafard dans le sens où il reste d’un bout à l’autre plombé par des dialogues parfois trop écrits, et des excès de noirceur trop appuyés. Il lui manque, même s’il reste réussi d’un point de vue technique, un peu de chaleur humaine et de cœur.


