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Critique
Entre drame et comédie, Ceux qui restent participe à une certaine tradition du cinéma français, un genre qui ne semble appartenir qu’à nous, jouant sur plusieurs tableaux, la comédie un peu bourgeoise, le drame pur de la confrontation à la mort et le romantisme du nouveau départ.
Ceux qui restent est assez académique dans son ensemble, mais le spectateur n’en retire pas moins un certain plaisir, et ce essentiellement grâce au duo Lindon-Devos. Ceux qui restent bascule facilement entre une morale parfois facile, le joint refusé-accepté, et des idées beaucoup plus intéressantes, notamment des idées de mise en scènes intelligentes comme cette absence de la femme malade. L’humour également à tendance à varier entre le quasi-vaudeville et des moments vraiment amusants, là encore grâce à de vraies idées visuelles, notamment lors d’une séquence où un bambin se met à marcher pour la première fois et où tout le monde regarde ailleurs, trop préoccupé par leurs prises de bec.
Mais la vraie réussite du film reste un excellent casting et une brillante direction d’acteurs. Vincent Lindon et Emmanuelle Devos sont absolument parfaits d’un bout à l’autre. Lindon usé et dont le physique se rapproche dangereusement du rôle, et Devos pleine de bonnes intentions mais trop peu blindée par la vie. Un personnage qui se maudit de voir surgir en elle mesquinerie et découragement, probablement le personnage plus intéressant du film mais qui a tendance à passer au second plan. Un duo qui porte le film sur ses épaules et qui pallie toujours aux manques de scénario qui surgissent parfois au long du film.
Ceux qui restent est assez académique dans son ensemble, mais le spectateur n’en retire pas moins un certain plaisir, et ce essentiellement grâce au duo Lindon-Devos. Ceux qui restent bascule facilement entre une morale parfois facile, le joint refusé-accepté, et des idées beaucoup plus intéressantes, notamment des idées de mise en scènes intelligentes comme cette absence de la femme malade. L’humour également à tendance à varier entre le quasi-vaudeville et des moments vraiment amusants, là encore grâce à de vraies idées visuelles, notamment lors d’une séquence où un bambin se met à marcher pour la première fois et où tout le monde regarde ailleurs, trop préoccupé par leurs prises de bec.
Mais la vraie réussite du film reste un excellent casting et une brillante direction d’acteurs. Vincent Lindon et Emmanuelle Devos sont absolument parfaits d’un bout à l’autre. Lindon usé et dont le physique se rapproche dangereusement du rôle, et Devos pleine de bonnes intentions mais trop peu blindée par la vie. Un personnage qui se maudit de voir surgir en elle mesquinerie et découragement, probablement le personnage plus intéressant du film mais qui a tendance à passer au second plan. Un duo qui porte le film sur ses épaules et qui pallie toujours aux manques de scénario qui surgissent parfois au long du film.


