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Critique
Une merveille !
Que dire sinon que ce film est en l'état ce que devrait être tout film réussi : imparfait mais magnifique, comme la vie.
Parcourant avec une gestion temporelle adéquate (la narration prend son temps sans brusquerie, au rythme des étapes du parcours) une histoire banale d'amitié virile s'accompagnant d'un bilan en milieu de vie (comme nous sommes tous amenés à le faire un jour ou l'autre), ce troisième film d'Alexander Payne comme scénariste-réalisateur démontre tout le potentiel d'un grand cinéaste motivé par l'immense empathie qu'il éprouve envers les personnages qu'il met en scène.
Sans doute faut-il y voir de la part du réalisateur une grande part d'autobiographie ou simplement une superbe capacité à explorer des chemins universels, en tout cas à l'évidence il sait de quoi il parle. Et c'est peu dire que les interprètes auxquels il a confié l'incarnation d'un quatuor d'exception sont plus vrais que nature : Paul Giamatti obtient sans doute là son rôle le plus en adéquation avec son talent si personnel, Virginie Madsen prouve enfin qu'elle n'a pas à son actif qu'un réputé "Candyman", Thomas Haden Church s'en donne à coeur-joie dans un rôle de clown immature et Sandra Oh n'a pas besoin de décolleté vertigineux pour faire chavirer toute résolution de fidélité.
Classique sans être académique, ce road-movie intimiste nous en apprend bien plus sur nous qu'un traité de psychologie appliquée et a le bon goût d'user d'une divine métaphore : in vino veritas... certes, encore faut-il se reconnaître en lui et accepter son propre crû au risque de se perdre en chemin.
Indispensable... pour apprendre à bien passer le cap.
Que dire sinon que ce film est en l'état ce que devrait être tout film réussi : imparfait mais magnifique, comme la vie.
Parcourant avec une gestion temporelle adéquate (la narration prend son temps sans brusquerie, au rythme des étapes du parcours) une histoire banale d'amitié virile s'accompagnant d'un bilan en milieu de vie (comme nous sommes tous amenés à le faire un jour ou l'autre), ce troisième film d'Alexander Payne comme scénariste-réalisateur démontre tout le potentiel d'un grand cinéaste motivé par l'immense empathie qu'il éprouve envers les personnages qu'il met en scène.
Sans doute faut-il y voir de la part du réalisateur une grande part d'autobiographie ou simplement une superbe capacité à explorer des chemins universels, en tout cas à l'évidence il sait de quoi il parle. Et c'est peu dire que les interprètes auxquels il a confié l'incarnation d'un quatuor d'exception sont plus vrais que nature : Paul Giamatti obtient sans doute là son rôle le plus en adéquation avec son talent si personnel, Virginie Madsen prouve enfin qu'elle n'a pas à son actif qu'un réputé "Candyman", Thomas Haden Church s'en donne à coeur-joie dans un rôle de clown immature et Sandra Oh n'a pas besoin de décolleté vertigineux pour faire chavirer toute résolution de fidélité.
Classique sans être académique, ce road-movie intimiste nous en apprend bien plus sur nous qu'un traité de psychologie appliquée et a le bon goût d'user d'une divine métaphore : in vino veritas... certes, encore faut-il se reconnaître en lui et accepter son propre crû au risque de se perdre en chemin.
Indispensable... pour apprendre à bien passer le cap.


