Bienvenue stranger!
Les enchères
Les jeux
Critique
Sans qu'on l'ait vu venir Les liens du sang débarque sur les écrans comme une nouvelle tentative française de renouer avec le polar, genre de prédilection du cinéma français il y a une trentaine d'années, nous plonge dans une époque avec un vrai pari artistique.
La première des qualités des Liens du sang, c'est bien la minutie de sa reconstitution. Tout, absolument tout, participe à nous immerger dans la fin des années 70. Les décors, costumes, coiffures (et même les moustaches! ) sont évidemment primordiaux, mais on a surtout droit à un parti pris artistique audacieux. La musique est délicieusement vintage (notamment lors d'une intervention policière qui ne manquera pas de surprendre les habitués des grosses musiques hollywoodiennes), la photographie oscille entre images légèrement ternies et surexposition, et la mise en scène principalement à l'épaule colle aux personnages pour capter leurs états d'âme sur un rythme languissant, mélancolique parfois.
Dommage alors que cet ensemble illustre une trame plutôt classique bien qu'inspirée de faits réels. Autant l'aspect chronique familiale est intéressant dans l'opposition de caractères des deux frères et de leurs mondes respectifs, de leurs valeurs personnelles à leurs modes de vie, autant l'intrigue policière est plus convenue, même dans son issue dramatique. C'est malgré tout suffisamment bien écrit pour qu'on ne s'ennuie jamais, grâce à ses nombreux petits moments de vie quotidienne qui fait qu'on s'attache à ces personnages, bien servies par une interprétation globalement impeccable.
Une belle surprise donc que ces Liens du sang qui confirme quelques mois après Le dernier gang, qu'on sait à nouveau faire du polar en France du moment qu'on essaie pas de singer Hollywood.
La première des qualités des Liens du sang, c'est bien la minutie de sa reconstitution. Tout, absolument tout, participe à nous immerger dans la fin des années 70. Les décors, costumes, coiffures (et même les moustaches! ) sont évidemment primordiaux, mais on a surtout droit à un parti pris artistique audacieux. La musique est délicieusement vintage (notamment lors d'une intervention policière qui ne manquera pas de surprendre les habitués des grosses musiques hollywoodiennes), la photographie oscille entre images légèrement ternies et surexposition, et la mise en scène principalement à l'épaule colle aux personnages pour capter leurs états d'âme sur un rythme languissant, mélancolique parfois.
Dommage alors que cet ensemble illustre une trame plutôt classique bien qu'inspirée de faits réels. Autant l'aspect chronique familiale est intéressant dans l'opposition de caractères des deux frères et de leurs mondes respectifs, de leurs valeurs personnelles à leurs modes de vie, autant l'intrigue policière est plus convenue, même dans son issue dramatique. C'est malgré tout suffisamment bien écrit pour qu'on ne s'ennuie jamais, grâce à ses nombreux petits moments de vie quotidienne qui fait qu'on s'attache à ces personnages, bien servies par une interprétation globalement impeccable.
Une belle surprise donc que ces Liens du sang qui confirme quelques mois après Le dernier gang, qu'on sait à nouveau faire du polar en France du moment qu'on essaie pas de singer Hollywood.


