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Critique
Incursion française de l'animation dans l'héroïc-fantaisy, Chasseurs de Dragons narre les aventures de deux mercenaires et un lapin bleu qui sont engagés par une petite fille pour combattre le dragon suprême qui menace leur monde d'anéantissement.
Sur la forme, le film est magnifique: il possède quelques séquences de contemplation poétique assez formidables, les scènes d'action sont fluides et bien montées surtout quand elles montrent le point de vue de quatre personnages sur le même évènement sans perdre leur rythme. Les couleurs, la musique et les doublages sont très réussis même si on peut s'interroger sur la légitimité de confier un rôle masculin à Amanda Lear (?!?).
Malheureusement, quelques baisses de rythme viennent plomber la narration et elles sont dues essentiellement à deux facteurs gênants. D'une part, l'histoire est tellement linéaire qu'il ne reste au spectateur qu'à se mettre en pilotage automatique. Chaque scène est prévisible et il est dommage d'anticiper systématiquement la séquence suivante. Ensuite l'humour varie de l'hilarant (en gros toutes les scènes avec le lapin bleu dont la libido exubérante le rapproche du loup de Tex Avery) au pathétique ( le chevalier en armure étincelante qui a perdu la tête).
Heureusement, au final, le visuel triomphe et se conclue par une scène d'anthologie où flottent des lapins bleus myxomatosés pour rendre compte une dernière fois du délire jouissif, imaginatif et communicatif des animateurs.
Sur la forme, le film est magnifique: il possède quelques séquences de contemplation poétique assez formidables, les scènes d'action sont fluides et bien montées surtout quand elles montrent le point de vue de quatre personnages sur le même évènement sans perdre leur rythme. Les couleurs, la musique et les doublages sont très réussis même si on peut s'interroger sur la légitimité de confier un rôle masculin à Amanda Lear (?!?).
Malheureusement, quelques baisses de rythme viennent plomber la narration et elles sont dues essentiellement à deux facteurs gênants. D'une part, l'histoire est tellement linéaire qu'il ne reste au spectateur qu'à se mettre en pilotage automatique. Chaque scène est prévisible et il est dommage d'anticiper systématiquement la séquence suivante. Ensuite l'humour varie de l'hilarant (en gros toutes les scènes avec le lapin bleu dont la libido exubérante le rapproche du loup de Tex Avery) au pathétique ( le chevalier en armure étincelante qui a perdu la tête).
Heureusement, au final, le visuel triomphe et se conclue par une scène d'anthologie où flottent des lapins bleus myxomatosés pour rendre compte une dernière fois du délire jouissif, imaginatif et communicatif des animateurs.
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