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Critique
Paris, la littérature, le cinéma et l’amour. Oui mais…sous la caméra de Christophe Honoré. Du coup, cela donne un film hautement intellectuel qui se délecte de ses audaces dans la forme et de sa supériorité dans le propos. Alors oui, le réalisateur fait souffler un vent de liberté (voir de contestation) sur le cinéma français et casse tous les codes connus jusqu’à ce jour pour offrir au spectateur une plongée complètement imprévisible dans son univers. Ici, il s’attaque à la comédie musicale, débute sur un ton léger et insouciant (ménage à trois) avant de sombrer dans le tragique et de s’attaquer à du lourd : traiter du deuil et de la manière dont chacun peut le vivre.
Parler de la mort et de l’amour (sous toutes ses formes) en chansons : voilà le défi d’Honoré qui récidive dans ses envies libertaires. Oui, le film est maîtrisé, truffé de références littéraires et cinématographiques, ponctué d’instants de grâce et d’improvisations amusantes. Oui mais toutes ces fantaisies, toutes ces libertés prises par Honoré, que ce soit dans la forme ou le fond, ne collent pas avec le propos lourd et austère du film. Du coup, à aucun moment, on ne ressent de la douleur, de la peine ou de la compassion pour les personnages.
Ce qui se passe à l’écran est très joli mais on demeure à distance, derrière le voile glacé de la conscience de la caméra, des effets de style et de la complexité volontairement choisie (mais assumée) des dialogues et des situations. Complexité trop visible, trop affichée, trop arborée fièrement : car oui, dans Les Chansons d’amour, on meurt d’un arrêt du cœur car l’amour s’en est allé. Honoré n’arrive pas à concilier la légèreté de la forme avec la lourdeur de son histoire, certes abordée avec originalité, mais trop sûre d’elle-même pour émouvoir. Trop calculée pour être vraiment sincère. Et soyons honnête, vraiment trop élitiste pour ne pas paraître un chouïa prétentieux.
Parler de la mort et de l’amour (sous toutes ses formes) en chansons : voilà le défi d’Honoré qui récidive dans ses envies libertaires. Oui, le film est maîtrisé, truffé de références littéraires et cinématographiques, ponctué d’instants de grâce et d’improvisations amusantes. Oui mais toutes ces fantaisies, toutes ces libertés prises par Honoré, que ce soit dans la forme ou le fond, ne collent pas avec le propos lourd et austère du film. Du coup, à aucun moment, on ne ressent de la douleur, de la peine ou de la compassion pour les personnages.
Ce qui se passe à l’écran est très joli mais on demeure à distance, derrière le voile glacé de la conscience de la caméra, des effets de style et de la complexité volontairement choisie (mais assumée) des dialogues et des situations. Complexité trop visible, trop affichée, trop arborée fièrement : car oui, dans Les Chansons d’amour, on meurt d’un arrêt du cœur car l’amour s’en est allé. Honoré n’arrive pas à concilier la légèreté de la forme avec la lourdeur de son histoire, certes abordée avec originalité, mais trop sûre d’elle-même pour émouvoir. Trop calculée pour être vraiment sincère. Et soyons honnête, vraiment trop élitiste pour ne pas paraître un chouïa prétentieux.


